Voici pourquoi j’admire les femmes qui accouchent par césarienne.

Ce dimanche après-midi, j’ai malheureusement vu partir la fiancée d’un proche des suites d’un accouchement vraiment trop difficile. Elle venait de subir en urgence une césarienne, car le bébé qu’elle portait était en siège et absolument pas décidé à se retourner. Son gynécologue nous a expliqué les risques d’un accouchement par voie basse et unanimement, c’était une évidence …une césarienne s’imposait. Plus les heures passaient, plus tout le monde stressait. J’ai vraiment eu la trouille de ma vie.

Comme cette dame, elles sont si nombreuses qui, malheureusement sont éternellement condamnées à n’accoucher que par césarienne, au risque de perdre leur précieuse vie. Depuis ce triste évènement de dimanche, j’ai une pensée pour ces femmes qui donnent la vie en se faisant transpercer le ventre ; ces femmes qui acceptent de se faire torturer pour sauver la vie de leurs futurs bébés, et dont on ne chante pas toujours les hauts-faits. Je constate malheureusement que les naissances par voie de césarienne ne suscitent pas toujours l’enthousiasme et ne sont pas assez relayées. Les mères qui accouchent par césarienne sont stigmatisées et catégorisées comme différentes. J’ai voulu aujourd’hui célébrer ces « donneuses de vie », ces courageuses héroïnes, qui enfantent avec tant de force et de beauté.

Femme enceinte. Crédit photo: africaguinee.com

1- J’admire tant l’indescriptible courage de ces femmes

 

Oui, ce sont des femmes courageuses, des femmes qui luttent pour faire en sorte que le sourire soit le principal étendard. Je leur voue toute mon admiration. À bien des égards, elles sont l’apogée du courage et du sacrifice. Subir une césarienne n’a rien d’une partie de plaisir.

J’imagine ces femmes une fois admises dans un bloc opératoire. Je vois les médecins et les infirmières qui vont et viennent, préparant la salle en vue de leur opération, tandis que la pauvre femme, enceinte jusqu’au cou, est assise là sur la table d’opération, toute glacée, à imaginer ce qui l’attend dans les prochaines minutes, souvent envahie par la peur et un grand sentiment de solitude.
Mais, elles réussissent à garder le visage confiant avec un sourire, même si dans leur vie, il existe un nuage gris qui s’appelle césarienne. Leur regard chargé de courage et plein de force vous fait voir que l’opération sera peut être dure, mais qu’elle mérite d’être faite parce qu’elles tiennent à donner la vie. Malgré tout ce qu’elles doivent atrocement subir, elles ont décidé d’aller de l’avant. Ce sont des Femmes-avec-une-fleur-sur-le-cœur.

 

Leurs visages vous disent que malgré les peurs, les incertitudes et parfois la souffrance, elles restent déterminées à donner la vie. Ce sont des princesses guerrières qui utilisent le courage comme bouclier et l’attitude positive comme armure. Dans leurs yeux, se révèle le courage qu’elles portent sur leur dos.

 

C’est pour cela que le minimum que l’on puisse faire, c’est prendre soin d’elles, les admirer, les remercier et les aimer. Mettez-vous un seul instant à la place de ces femmes qui patientent en salle d’opération, avec beaucoup d’angoisse. Vous réaliserez alors combien, elles sont si courageuses.

 

 

 

2- Je suis si ébloui par leur extraordinaire force mentale

 

L’accouchement par césarienne est souvent vécu comme un échec dans notre cher Mboa. Le sentiment qu’elles ont failli à leur rôle de mère finit parfois par envahir les proches, car leur corps n’a pas su donner la vie de lui même. De plus, l’isolement dans la salle de réveil ou encore l’accouchement seule en bloc opératoire peuvent laisser place au sentiment de frustration. Peu de femmes se sont préparées dès le départ à subir une césarienne.

Certaines mamans ont plusieurs semaines pour s’y faire, mais d’autres ne disposent que de quelques jours, quelques heures, voire quelques minutes. La vision qu’elles avaient de la rencontre avec leur bébé est soudain bouleversée.

 

Recevoir la visite de l’anesthésiste qui fera un dernier point. Recevoir la visite du gynécologue pour négocier une dernière fois les conditions : comme la présence du dad-to-be à l’accouchement. Recevoir la visite d’une infirmière qui procédera au rasage du pubis, posera une voie veineuse et donnera (éventuellement) un petit cachet pour bien dormir à la veille de l’intervention. Prendre une douche à la Bétadine.

 

Enfiler une chemise de nuit d’hôpital et s’allonger, le ventre vide, sur la table d’opération. Se faire injecter une rachianesthésie par l’anesthésiste. Recevoir un drap tendu sur le buste afin que vous ne puissiez pas voir les gestes du chirurgien. Se faire équiper d’appareils de contrôle de son état de santé. Puis, 45 à 60 minutes (sans aucun effort) plus tard…Évidemment, toutes ces petites angoisses finissent par saper le moral et rendre dingue de peur. Mais, ces femmes surmontent tout cela et finissent par donner la vie.

 

La césarienne est donc un acte chirurgical que redoutent la plupart des personnes à cause de toutes ces multiples peurs qu’elle engendre : peur de l’anesthésie, peur des complications liées à l’acte, peur d’être exclue du « clan des accouchées », peur de passer à côté de la naissance de son tout-petit.

Et pourtant, ces femmes parviennent à s’oublier pour trouver la force intérieure d’entrer dans la salle d’opération et donner la vie. Elles font preuve d’une force émotionnelle et physique extraordinaires. Elles réussissent à conserver cette force pendant des semaines, des mois et des années qui suivront l’accouchement. J’admire cette force, ce fort potentiel authentique.

Femme cesarisée. Crédit photo :

 

 

3- Je suis étonnamment fasciné par leur magnifique beauté

 

Accoucher par césarienne laisse forcement des cicatrices, celles de l’âme et celles du corps. Les femmes qui subissent une telle opération sont souvent marquées sur ces deux plans. Mais leurs cicatrices rappellent combien elles se sont montrées fortes et courageuses au moment de donner la vie. Je suis fasciné par le caractère singulier de chaque cicatrice, sa texture, sa taille, son emplacement. Elles rappelleront toujours ces moments inoubliables.

Les massages subis et les crèmes hydratantes prises, finissent donc par assoupir ces cicatrices et atténuer leurs imperfections. On le voit donc, chaque cicatrice évolue avec le temps, s’atténuant, grandissant et finissant par s’effacer. Elles sont vraiment belles. Je suis si fier de ces femmes et les encourage à montrer au monde entier qu’elles ont de la force, du courage et de la beauté. Ce sont d’ailleurs ces cicatrices de l’âme qui modèlent ces femmes. Elles finissent par s’estomper avec le temps. Elles leur rappellent ces moments de vie aussi beaux que difficiles que peut être une césarienne. Et ces femmes finissent par s’accepter car si jolies dans leur corps qui révèlent leur force, leur acceptance et leur capacité d’adaptation admirable.
Les femmes césarisées, des héroïnes tout court.

 

 

Alors, au quotidien, nous devons admirer toutes ces femmes qui accouchent par césarienne, admirer leur courage et leur force, les accompagner sur leur chemin de lutte pour les aider quand elles en ont besoin. Embrasser leur âme pour qu’elles sentent qu’elles ne sont pas seules, et que nous serons leur compagnon de lutte.

 

Personne ne sait à quel point cela leur fait mal, ni la peur qui se trouve en elles. Personne ne sait comme elles se sentent, ni ce que qu’elles pensent. Elles ont une force intérieure, tout un potentiel. Car l’accouchement par césarienne est une expérience magique qui apporte miraculeusement une autre belle vie dans ce monde. Et juste pour cela, je vous admire tant chères mamans césarisées ; vous êtes mes héroïnes ! Chapeau !

 

Fabrice Larry NOUANGA

 

2 commentaires sur “Voici pourquoi j’admire les femmes qui accouchent par césarienne.

  1. Merci pour ce billet! Ça me donne envie de raconter mes expériences de la césarienne, de quoi peut être motiver des femmes à l’accepter pour sauver la vie du bébé.

  2. C’est vrai Mireille, il faut avoir une dose de courage et garder son sang froid chaque fois qu’on vous annonce que vous devez subir une césarienne. C’est la trouille. Voilà pourquoi j’admire ces femmes, car elles font preuve de force mentale extraordinaire.

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