Laissons Biya tranquille ; le problème c’est nous

 

Le nom de notre président est devenu le refrain dans toutes les conversations. Les Camerounais l’insultent partout et ont jeté sur lui la cause de tous leurs malheurs. Je dis non ! Biya ne fera aucun miracle pour développer le Cameroun tant que nous ne changerons pas nos mentalités abracadabrantes. Le vrai problème de notre pays, ce sont ses citoyens.

 

 

Nous sommes trop mal intentionnés…

 

Sinon, comment comprendre que dans un monde en plein changement rapide, les seuls qui courent un grand risque à rester éternellement dans le caniveau, ce sont les Camerounais. Nous sommes les seuls qui ne menageons aucun effort pour changer de mentalité, se remettre en cause, s’adapter aux situations et contextes de la vie actuelle.

 

La jeunesse camerounaise est l’une des plus dévergondées du monde. Elle est sans force et puissance, désœuvrée, sans emploi, sans aucune activité, sans soutien, sans appui, livrée à elle-même et aux fins des politiques, juste pour les élections et servir de bétail électoral. Elle est au bord du gouffre, à l’agonie !

 

Il s’est greffé dans nos cerveaux, des habitudes héritées des années d’antiquité: la forte propension à la mendicité, le manque d’ardeur au travail, le goût des choses dérisoires (fête, cérémonies somptueuses), la bêtise, la cupidité, là paresse, la dépense, l’incivisme notoire, le retard systématique aux rendez-vous (le nègre étant fâché avec l’heure)…

Le passe temps favori des Camerounais…

C’est ainsi que les cabinets ministériels et les QG des sociétés, ressemblent plus à des conseils de famille qu’à des cercles de compétences. Les chefs d’entreprises embauchent en priorité sur des bases tribales au mépris de la compétence et de l’expérience des candidats. Le tribalisme et le régionalisme sont des dadas.

 

La multiplication des sectes et notamment des églises dites « réveillées », avec des croyances tribales sur la sorcellerie, favorisent les sectes et l’obscurantisme et poussent leurs adhérents à croire que Dieu peut les transporter en Suisse sans obtenir de visa. Elles poussent ces adeptes à croire que la solution aux problèmes du Cameroun viendra de Dieu et non du travail ; d’où le développement des jeux de hasard et de la facilité.

 
On peut donc comprendre pourquoi un pouvoir arrogant et fier de piller les richesses du pays, n’est pas mis en difficulté depuis 35 ans, puisque le peuple camerounais, si fade, lâche et amorphe, attend que Dieu s’en occupe et préfère se morfondre et injurier ses gouvernants qu’ils ont eux-mêmes élus.

 

Il est de notoriété publique que le Camerounais soit paresseux, il arrive toujours en retard au travail, il prend toujours son temps et préfère le temps de loisirs à celui du travail. Au Cameroun, on arrive au boulot à 10H on repart à 12H00.
En effet les fameux chefs d’entreprises camerounais gèrent leurs affaires de manière purement traditionnelle sans tenir compte des normes occidentales d’efficacité, de profit, de rentabilité etc. Ils se comportent avec leurs salariés comme des despotes. On nomme des parents et des frères à des postes sans qu’ils aient des compétences et des formations nécessaires.

 

Toutes ces entreprises créées en général par les proches du clan présidentiel n’ont pas d’objectifs de croissance, de rentabilité ; La comptabilité est à peine tenue. Par contre ‘l’ego social’ du patron est au zénith au point que certains se permettent même de laver leur voiture au champagne ou à la bière la plus cher du marché. C’est cela les méthodes managériales au Biyameroun.

Des caniveaux bouchés par l’incivisme. Crédit photo :kinikiess

Avec de telles méthodes, vous comprendrez chers compatriotes, que le développement du Cameroun ne peut dépendre seulement de Biya. Mon indignation part de ce fait.

 

 

 

CAMEROUNAIS, CAMEROUNAISES, AGISSONS !

 
Pour nous libérer de nos peurs, de nos appréhensions, de nos craintes, de nos doutes, de nos faiblesses ou de nos complexes, et ainsi libérer le Cameroun et le développer, nous devons donc accepter que nous sommes le problème et partir à zéro. En d’autres termes, nous devons impérativement changer notre façon de penser et d’agir au quotidien en changeant nos mentalités abracadabrantes et pernicieuses.

 
POURQUOI FAUT-IL CHANGER DE MENTAlITÉ ?

 

Changer de mentalité, c’est se libérer de l’ignorance, de l’obscurantisme et de l’analphabétisme. Changer de mentalité, c’est se libérer des vilains sentiments tels que la facilité et le gain facile, la paresse, la corruption, l’impunité, la politique de la main tendue, CARACTÈRE quige, la calomnie, la haine, la jalousie, l’égoïsme, l’égocentrisme, la tricherie et la malhonnêteté.

 

Changer de mentalité, ce n’est pas tout attendre de Biya, mais c’est de créer Soi-même les conditions de sa survie dans certaines situations et de son existence.

 

 

OUI, PERSONNE NE VIENDRA NOUS AFFRANCHIR SAUF NOUS-MÊMES

 

Personne ne viendra nous affranchir de la misère, de la pauvreté, de la souffrance, du chômage, de la criminalité, des incessantes guerres politiques, si nous ne payons pas le prix de notre liberté. Et le prix de notre liberté passe nécessairement par l’éducation, l’effort et le travail. Les Camerounais doivent entreprendre, apprendre un métier, acquérir de très bonnes valeurs morales, intellectuelles, persévérer, patienter puis investir leur temps dans de bonnes actions au lieu de passer leurs journées entières à disperser leur énergie pour insulter Biya et son gouvernement dans les bars et les réseaux sociaux.

 

Si chacun de nous Camerounais, quel que soit son métier, son domaine d’expertise, sa compétence, unissons nos forces, nos talents et mettons à cœur le sens de l’engagement, de la responsabilité, de la dignité, de l’intégrité et de la dévotion dans ce que nous faisons ou dans ce que nous savons mieux faire et ce, à tous les niveaux et échelons de la hiérarchie sociale, nous cultiverons l’excellence à tous égards puis développerons notre environnement, notre espace de vie, notre communauté, notre vie sociale et culturelle, notre espace professionnel, notre pays, notre continent par une accumulation soutenue de notre capital travail en création de richesse…

 

Nous devons donc avoir un mental et un moral de roc. Sachons tirer le meilleur de notre ouverture sur le monde. Sachons analyser, observer. Soyons curieux et ayons un esprit vif.

Des Camerounais qui jubilent avec leur drapeau.

Nous passons le temps à nous plaindre du chômage. Je dis non ! Le chômage n’est pas une excuse pour être paresseux. Le chômage n’est pas un prétexte pour ne rien entreprendre. La pauvreté et la misère ne sont pas un mobile pour tout abandonner. SOYONS TOUT SIMPLEMENT INSPIRÉS, brillants, forts et courageux, audacieux, ambitieux et illuminés, créatifs, inventifs, résistants,persévérants et battants, fougueux, passionnés et dynamiques.
Allons-nous continuer à croiser les bras et observer de loin la décrépitude de notre pays en accusant Biya ? Il faut pourtant agir pour sauver ce pays d’un naufrage fatal et irrémédiable.

 

C’est désormais à nous de changer le Cameroun, plus Biya !

 

Dans l’histoire et dans un passé récent plusieurs pays ont sombré dans le déclin à cause de leurs dirigeants, mais ils sont revenus au devant de la scène et sont même devenus aujourd’hui les locomotives des nations modernes et ce grâce à la seule volonté de leurs citoyens. Si on se sent encore les dignes fils du Cameroun et de vrais patriotes comme ceux qui ont donné leur vie pour ce pays, alors nous n’avons qu’à nous organiser pour prendre notre destin en main en changeant de mentalités pour chasser pacifiquement tous ces flibustiers et tous ces mercenaires de dirigeants qui détruisent notre pays devant nos yeux. Soyons le changement. Laissons donc un peu Biya et sa clic tranquille. C’est à nous de transformer le Cameroun.

 

Fabrice Larry Nouanga

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