Douala est risqué : elles m’y ont froidement agressé et sucé

Ce week-end, j’ai passé l’une de mes plus horribles nuit à Douala.  Jamais je n’oublierai ces moments douloureux et tristes vécues dans une auberge du coin. J’ai été froidement et violemment agressé et sucé à fond par des femelles rebelles et sans âme.
Ce trou où je suis allé prendre une chambre pour dormir est un endroit où règne, outre une insalubrité déconcertante, une insécurité frissonnante, mais aussi et surtout une pauvreté des plus scandaleuses. Je ne sais pas pas pourquoi ces filles de joie et de nuit tenaient absolument que je dorme dans cet enfer. Elles m’ont vraiment eu.
Nous sommes au quartier « New Bell » à Douala, plus précisément au lieu dit «Injection-Bar». Derrière, à quelques encablures de là, se trouve une auberge.
Il est à peu près 22h12min quand j’arrivais dans le coin. Je pris place dans le célèbre bar qui y anime 24h/24 . Là, la promiscuité et l’insalubrité dictent leur loi. Tout à côté, une odeur pestilentielle se dégageait des lieux. Par endroits, une petite broussaille côtoie le coin, favorisant ainsi l’épanouissement des souris, des rats, des moustiques et autres rongeurs et reptiles et des agressions.
Je m’y installais quand-même et me mis à m’empiffrer de bière. Jusque là, tout se passait pourtant très bien…Malgré tout.
Il est à peu près 1h38min. J’avais fait la connaissance de deux filles de nuit. Elles me tenirent compagnie. Après plusieurs bières bien tapées, accompagnées de porc bien rôti, il fallait que j’aille dormir. Les deux filles de joie  me proposèrent alors de m’accompagner prendre une chambre dans l’auberge à quelques mètres du bar. Naturellement, à cette heure là, par sécurité, je décidai d’aller avec elles.
Elles m’entrainèrent alors dans un couloir obscur… Et là, se trouvaient les chambres. Elles y vivaient curieusement depuis plusieurs années. Je vis le gérant et je pris une chambre pour la nuit. Dans cette chambre misérable, ouverte justement à tous les vents, les souris entraient par les nombreuses fentes, crevasses et trous.
Je m’assis un instant pour mieux contempler le taudis. Le toit et le sol se joignaient sur un côté, ne permettant pas à un homme de ma taille, de se tenir debout. Par les innombrables lézardes, entrait le vent glacial de la nuit. Dans le coin, se trouvait un lit de bois recouvert d’un matelas aplati et pourri.
Il est presque 2h07min. Je baillais aux corneilles. Je finis par me coucher sur le lit de fortune que les deux compagnons m’avaient dressé, avec un morceau de drap qui me couvrait à peine les pieds. Curieusement, elles s’en allèrent et regagnèrent le bar. Leur gentillesse m’étonnait.
Tout était désormais calme dans ma chambrette. Plus aucun mouvement, plus aucun bruit. Sur ce matelas froid, je tourne, me retourne, puis finis par m’endormir, pinté comme un Polonais. Mais, c’était sans compter sur ce qui devait froidement m’arriver quelques minutes plus tard.
Il est presque 2h33 min. C’est un silence de cimetière qui règnait. La nuit devenait plus noire, chaude et calme.
Et, soudain, tout bascula…
 
Subitement, sur « la pointe des pieds », je les ai senties arriver et m’approcher. Je commençais à ouvrir un œil. Et là, malgré leurs toutes petites tailles, très petites vraiment, malgré leur ambition de ne pas être aperçues et dévoilées, j’ai pu ressentir leur présence tout près de moi. Je ne dormais d’ailleurs plus. Je les voyais s’approcher en bande. C’est alors que j’ai commencé à tourner et virer sur le matelas, voulant me relever, évitant leur regard, feignant de ne pas les voir, de ne pas les entendre, de ne pas les écouter ronronner. Mais rien à faire ! Intrépides, elles étaient déjà là, face à moi.
J’étais désormais conscient que ma nuit dans cet enfer, allait être hachée et gâchée. J’avais pris le gros risque. J’ai fait ma prière.  Mais, j’étais malheureusement toujours cloué sur ce matelas, stupéfait, incapable de me lever, surtout avec toute la bière que je venais de boire.
Subrepticement, elles se sont farouchement approchées d’un coup, pour m’anéantir et me broyer. Je lisais dans leurs yeux, un cynisme aiguë.
Arrivées à mon chevet, une première  a frôlé mon torse nu avec son corps, sans la moindre pudeur hein. Elle s’est enfoncée en moi et m’a défoncé. Remarquant mon apparente indifférence, une deuxième, puis une troisième, puis une quatrième… se sont agrippées sur moi. Armées jusqu’aux dents, elles se sont toutes, en bande soudée, pressées contre mon corps et m’ont mordu sans scrupule jusqu’à mes plus intimes recoins. Quelle douleur !
Je me battais corps et âme. Je ne pouvais crier malgré la douleur. Je me démenais juste comme je peux. Je m’évertuais simplement à les repousser lamentablement de mes deux mains, encore et encore. Mais, curieusement, les bonnes dames s’en foutaient et se moquaient de moi. Elles continuaient ainsi inlassablement et méchamment leur sale et sadique besogne. Tout ce qui les intéressait, c’était mon sang. Oui, mon sang frais. C’est de ça qu’elles se nourrissent ces vampires. Alors, elles le suçaient à fond et s’en régalaient agréablement.
Ce fut Une attaque nocturne brusque, lâche et foudroyante…
 
Lorsqu’elles m’agressaient, avec leurs longues pièces buccales en forme de trompe rigide de type piqueur-suceur, elles m’injectaient un peu de leur salive, riche en anticoagulant. Ce qui leur permettait de mieux aspirer et de bien conserver mon pauvre sang fraîchement pompé.
Ce liquide qu’elles éjaculaient sur ma peau, provoquait alors sur celle-ci, des brûlures et des douleurs atroces et des démangeaisons et boutons insupportables. Leur attaque nocturne, brusque et lâche était foudroyante. Leurs piqûres et leurs morsures désagréables, irritantes, énervantes, exaspérantes…étaient là, visibles sur tout mon corps. Je grognais. J’étais au bord des larmes.
Que de sang perdu en une seule nuit !
J’étais obligé de subir un peu plus leurs marmonnements. Surtout que j’étais sans défense. C’était une nuit presque suicidaire. Je n’avais jamais vécu pareille agression de ma vie. J’ai dû pèter un plomb. Je me suis même mis à gonfler. Mais étonnamment, mes odeurs de transpirations mêlées à ma sueur et à l’alcool que j’avais bu, semblaient plus les attirer et les exciter.
Puis, brusquement, au bout d’un moment, plus rien. La nuit est subitement redevenue calme. Les femelles suceuses ont disparu, mon sang plein dans leur ventre. Elles m’ont vidé complètement. Elles sont parties, m’abandonnant sans force. Quelles misères !
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Mes suceuses n’étaient pourtant que des anophèles…femelles…
 Mes agresseurs. Crédit photo : pixabay. Publiée avec autorisation
J’ai regardé l’heure. Il était 4h47 min. Cela faisait maintenant un bon bout de temps que ma nuit était aussi mouvementée et folle, toute hachée par la venue satanique de ces montres d’anophèles femelles, ces moustiques qui donnent des sueurs froides et la trouille. Oui, ces moustiques qui font mourir de paludisme et de fièvre.
Il est 5h24 min. Pendant que je me retourne sur ma natte et me repositionne pour commencer à ronfler un peu, tout à coup : « Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » (oreille gauche), « Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » (oreille droite). « Gniiiiiiiiiiiii…Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii…Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii », encore et toujours « Gniiiiiiiiiiiiiiiiiii », puis « re-Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ». Je me réveillais de nouveau brusquement, au son nauséabond de ces foutus ronflements, en me grattant tout le corps.
Quelles salopes, ces femelles de moustiques, suceuses de sang!
Fabrice Larry NOUANGA
 
Whatsapp: +237 694658721

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