Fabrice NOUANGA

Saint Valentin : 4 attitudes qui prouvent que les Camerounais(es) ne sont pas amoureux(reuses)

Au lendemain de la célébration de la fête des amoureux, célébrée le 14 février, j’entends beaucoup de Camerounais (ses) se plaindre de l’amour. Il y a tellement de femmes et d’hommes dont les histoires d’amour se sont si mal terminées hier. Tellement de gens se sont rendus à l’évidence qu’ils étaient plutôt en couple avec des personnes qui les rendent si malheureux (ses) et les font tant souffrir… Que de déceptions ! Que de douleurs ! Que de séparations ! Mais d’où vient même le problème ?

Après plusieurs observations, j’ai fini par comprendre que les camerounais ne savent même pas ce qu’on appelle amour. Ils ne sont jamais tombés amoureux. Les relations amoureuses échouent lamentablement au Cameroun à cause de quatre principales attitudes :

1- EN AMOUR, LES CAMEROUNAIS(ES) RÊVENT TROP DEBOUT

Chez nous, très souvent, les échecs amoureux proviennent des fausses images de l’amour que nous avons. On s’est tellement fait dans nos têtes de fausses idées sur l’amour qu’on vit finalement trop dans les rêves.

Il y en a qui veulent que l’amour soit tout de suite passionnel, tellement intense. D’autres veulent qu’il soit une espèce de flamme qui brûle de façon vive. Il y en a qui rêvent qu’il soit tellement fusionnel, en voulant à tout prix que l’autre vive uniquement collé à eux sans plus penser à rien d’autre. Que de rêves !

Toutes ces fausses visions de l’amour conduisent naturellement à l’échec et donc à la souffrance. Du coup, personne ne tombe amoureux. On ne vit pas l’amour dans les rêves ! Revenons même souvent à la réalité non ! Ce ne sont pas les choses des séries brésiliennes hein.

2- EN AMOUR, LES CAMEROUNAIS(ES) SONT DE BONS JOUEURS(Euses)

Voyez-vous, il y a des gens qui se lancent dans les relations amoureuses sans sincèrement savoir ce qu’ils attendent concrètement de ces relations. Ben, pour eux-elles-, l’amour n’est qu’un jeu.

Mais je redis encore qu’il faut absolument se demander ce qu’on veut concrètement. Il faut donc pouvoir se poser quelques questions personnelles et sincères avant de se lancer.

Est-ce qu’on cherche à combler un vide ou des manques affectifs ? Ou bien encore, est-ce que qu’on a besoin de se sentir reconnu(e), de se sentir exister, de s’affirmer? Est-ce qu’on veut paraître et avoir de la valeur à ses propres yeux et aux yeux des amis et de sa famille ? Ou simplement, (et c’est ce qui arrive le plus chez nous), est-ce qu’on cherche un certain confort matériel ou financier, l’argent, les cadeaux, le statut social ?

En sachant donc ce pourquoi on s’engage, il est clair qu’on vivra « mieux » sa relation amoureuse. Mais chez nous, on se lance comme ça vaguement, comme des moutons, sans objectifs hein. L’amour devient ainsi une pure distraction. 

3- AU CAMEROUN, CE SONT LES AUTRES QUI DÉCIDENT DE NOS PARTENAIRES

J’entends des gens dire tout le temps : « Moi je ne sors qu’avec des personnes qui me font souffrir ! Je n’ai pas de chance ». Mais je dis hein, comment les choisissez-vous dis donc ?

Malheureusement les Camerounais (ses) ne prennent garde à aucune précaution pour choisir leur partenaire. Ils écoutent tellement les autres. Quand ce n’est pas la famille, ce sont les amis qui décident avec qui on doit être. Quand, ce ne sont pas les amis, ce sont les voisins…

Pourtant, c’est nous-mêmes qui devons être maîtres de ce que nous désirons. On n’a pas à nous juger dans nos choix et surtout personne n’a à nous indiquer avec quel genre de personne nous devons nous mettre. Jamais!

On n’est pas là à vouloir transformer l’autre  pour plaire aux gens hein. On le prend tel qu’il est. Que les gens cessent donc d’influencer et de diriger nos choix. Ayons donc un minimum de personnalité quand nous nous engageons dans une relation amoureuse. Sinon on ne tombera jamais amoureux(ses).

Femme seule et triste en amour. Crédit photo: friends.fr

4- LES CAMEROUNAIS(ES) SONT SI ÉGOCENTRIQUES EN AMOUR

Je ne comprends pas les Camerounais (ses). Une fois dans une relation, ils deviennent si égocentriques et continuent à vivre comme s’ils étaient encore tout seuls. Comment tomber amoureux dans ce cas?

Pour entrer dans une relation qui dure et qui réussit, il faut apprendre à « quitter » certaines pensées antérieures dans lesquelles nous sommes parfois enfermés.

On ne doit pas vivre avec notre partenaire comme si nous étions juste entrain d’essayer et que peut-être il y a quelqu’un de mieux qui nous attend. On agit souvent là, comme si l’amour était un immense supermarché dans lequel on peut choisir comme une marchandise, la petite ou le gars qui nous conviendrait le mieux…. Non ! On ne tâte pas en amour. Mouillé, c’est mouillé.

Un amour ne peut vivre et durer que si chacun se sent écouté, respecté et pris en compte. Patiemment, il faut apprendre à découvrir l’autre, tel qu’il est, à dialoguer avec lui pour apprendre à connaître et accueillir ses goûts et ses envies, ses projets de vie, ses intentions à long terme…Simplement, nous devons l’intégrer dans notre vie.

EN RÉALITÉ, LES CAMEROUNAIS NE TOMBENT JAMAIS AMOUREUX

La plus grande chance, dans toute relation amoureuse, est de pouvoir apprendre à aimer et tomber amoureux. C’est un vrai challenge !

Malheureusement les Camerounais (ses) ne savent même pas aimer. D’ailleurs, certains n’ont même carrément jamais aimé.

Ils aiment avec de faux-semblant, beaucoup d’hypocrisie, trop de mensonge, avec intérêt,  escroquerie,  infidélité,  trahison… Ils ne savent carrément pas aimer.

Cheminer et grandir ensemble, dans l’amour, sans se détruire, s’étouffer ni se fondre en l’autre, s’apprend, jour après jour. Mais chez nous, hélas!

Un amour vrai doit absolument tourner les deux partenaires vers l’avenir, la même direction pour ainsi durer toute une vie…

J’ai fini par comprendre que nos échecs en amour sont simplement dus au fait que dans le choix de nos relations amoureuses, très peu de personnes, il faut le dire, s’engagent sans véritablement savoir ce qu’ils attendent de l’Amour.Très peu s’engagent, sans réellement être prêts pour mener à bien un amour durable. Très peu s’engagent, sans vraiment connaitre quel type de personne les attire.Très peu de personnes s’engagent, sans réellement bien choisir l’élu(e) de leur cœur.Voyez-vous, on s’engage tellement au Cameroun, sans réfléchir avant; sans critères véritables, sans être prêt à construire, sans penser à s’épanouir.

Voilà pourquoi nous ne tombons jamais amoureux. Le 14 février est donc une fête à bannir au Cameroun. C’est une véritable hypocrisie. Aucun(e) Camerounais(e) n’aime avec le coeur…

Fabrice Nouanga


Miss Cameroun 2020 ne reflète pas la beauté camerounaise

Ce samedi 28 décembre, j’ai regardé comme de milliers d’autres téléspectateurs, mais avec un certain dédain, la finale de l’élection « Miss Cameroun 2020 ».

Au terme de ce concours de beauté féminine, une candidate anglophone, originaire du Nord-Ouest, Audrey Nabila Monkam a a été couronnée et désignée comme la plus belle femme de mon pays. Je lui dis Bravoooo et la félicite pour cette consécration. Oui, elle est si belle, mais pas la plus belle du Cameroun car elle ne reflète pas la beauté camerounaise. Non.

Et justement, quand je regarde spécifiquement, les candidates au poste de Miss Cameroun 2020, je ris. Nom de Dieu, comment des représentantes de la beauté de tout un pays d’Afrique, peuvent-elles donc être aussi chetives! Qu’est-ce qui n’a pas marché? Est-ce le COMICA qui a fait de la minceur du corps, le seul vrai critère de beauté féminine et de participation à cette compétition?

Si oui, j’avoue que, c’est une réelle insulte et un mépris énorme à la beauté camerounaise et africaine tout court. Bon, vous allez me  dire que Miss Cameroun 2020, était la plus belle parmi celles qui ont concouru. D’accord! Mais, je sais aussi que chez nous les Bantous, la belle femme, est d’abord, celle qui a des rondeurs hein, sans pour autant être difforme oh. Elle ne devrait aucunement donc pas être uniforme. Mais notre Miss là, hum.

JOLIE MISS CERTES, MAIS UN PEU TROP MINCE…

Voyez-vous, Miss Cameroun 2020, Audrey Nabila MONKAM  a 24 ans, pour 1.80M  mais pèse seulement 56kgs. Quelle image! Et dire qu’elle est des GrassFields hein; l’aire où on retrouve une bonne majorité de femmes rondes, bien remplies et souvent bien belles. Ou alors, elle ne mange pas le « pilé » ou la « Eru »?

Blague à part, je n’ai vraiment rien contre elle, ni contre son poids et les femmes minces en général. Juste que, beaucoup de mes soeurs pensent qu’un tel corps est une valeur marchande et un réel critère de séduction. Minalmi. Voilà pourquoi elles font des cures quotidiennes de degraissage forcée.

Seulement, je crois que le corps est un marqueur identitaire fort de la beauté d’une femme. Du coup donc, la minceur ne saurait être synonyme de dynamisme et de beauté. Jamais. Une certaine école a réussi à faire avaler aux Camerounaises que, les belles femmes sont forcement maigrelettes et maigrichonnes. Pour celles-là, il faut absolument donc être comme un spaghetti, et  avoir les reins de Lucky Luke, les petits seins en forme de citron et les fesses plates comme des lattes pour participer à une élection Miss. Que non! Et du coup, elles finissent par confondre minceur et maigreur. Bof!

Bon, je ne connais pas personnellement notre Miss 2020 hein. Je l’ai aussi découverte comme beaucoup à la TV. Mais, j’ai bien envie de savoir ce qui peut bien expliquer qu’elle soit autant chétive. Soucis d’anorexie ou choix personnel?

Miss Cameroun 2020

Elle représentera pourtant le Cameroun partout hein…

En tout cas, mince ou pas mince oh, là n’est même pas mon problème. Qu’elle ait même 5 kgs de poids. Moi quoi? Mais, j’en veux à ce Comité d’Organisation qui, curieusement, a toujours réussi à faire des maigres, les plus belles femmes du Cameroun. Comme si, chez nous, nos femmes étaient trop en carence alimentaire et ne pouvaient donc pas avoir des poids raisonnables. Je voudrais rappeler au COMICA et à son jury que, Miss Cameroun représente quand même la beauté camerounaise dans sa globalité hein. Celle de 2020, sera à cet effet, l’Ambassadrice de cette beauté à l’extérieur, pendant un an.

Cette année, elle va être notre représentante dans tous les concours de beauté Miss (miss CEMAC, miss Afrique, miss Monde…). Sincèrement, de vous à moi, que penseront les étrangers qui verront à travers elle,  qu’au Cameroun, les femmes sont si maigrichonnes, avec la peau sur les os? Mon Vert-Rouge-Jaune si cher, mérite mieux que ça non? Les organisateurs de Miss Cameroun ne savent-ils pas que, dans le domaine de la santé, peser moins de 60kg pour 1m80, soit avoir un IMC (Indice de Masse Corporel) inférieur à 18, est vraiment indigeste pour la vue des autres?

Pourtant si Intelligente, notre chère Miss…

C’est vrai que j’ai admiré  l’éloquence de Nabila Audrey Monkam. Lors de son speech, j’ai beaucoup apprécié ses projets pour la jeunesse. Je l’ai trouvée pétrie d’intelligence. En témoigne son niveau académique (Licence en banque et finance). La jeune femme a indiqué vouloir s’investir dans l’éducation des enfants et des jeunes. Et ça, c’est forcément blasant.

Mais, qu’elle et son COMICA sachent que, son physique, ne reflète aucunement pas la beauté bantoue qu’elle va désormais représenter. Partout dans le monde, une Miss, c’est d’abord son apparence physique. Indéniable.  Et le COMICA le sait très bien. Si, ce n’est que le critère intelligence, les femmes intelligentes, il y’ en a plein dans nos amphis. Le COMICA ferait donc mieux d’aller là-bas, chercher des femmes Docteurs et Agrégées en tout,  et en faire tout simplement des Miss Cameroun. Je croyais pourtant que,  quand il s’agit d’élection Miss, seule la beauté physique doit primer au préalable. Le reste, bien aussi important, c’est vrai,  viendrait naturellement après comme ingrédient. Parce que, à mon avis, l’aspect externe, serait d’abord le plus visible et le plus accrocheur. Rien à dire.

LE CAMEROUN A TELLEMENT DES FEMMES, AUX BEAUTÉS PHYSIQUES ÉPOUSTOUFLANTES…

Le Comica est-il si aveugle pour ne pas voir que, côté beautés physiques, le Cameroun est un scandale? Il ignore donc que, les Camerounaises sont tout simplement MA-GNI-FI-QUES dans leurs formes? S’il ne le sait pas, je voudrais lui dire que, dans notre pays ci, on rencontre tellement des beautés époustouflantes, aux rondeurs africaines abracadabrantes. Un seul petit tour, dans les rues de Douala, Yaoundé, Maroua, Dschang, Bamenda et autres, leur fera rencontrer toutes les catégories de femmes torrentielles et irrésistibles, comme l’a si bien dit une fois, René Jackson dans un billet que je vais paraphraser ici:

Des femmes noires, dont la peau d’ébène, d’un noir obscur et étincelant vous fait baver. Elles sont des espèces très rares et naturelles, véritables « bois d’ébène » !

Des femmes brunes, dont le teint clair et le charme physique vous rappelle tout simplement le soleil. Chez nous, on les appelle d’ailleurs « couleur taxi » !

Des femmes « choco », à mi-chemin entre le 100% pur cacao et le chocolat blanc et dont le teint vous laisse deviner des reflets appétissants et dont le charme aiguise votre curiosité.  Rien à envier au chocolat pur.

Des femmes métisses, très jouissives de beauté, véritables « mélanges de cultures » et de tradition.

Des femmes Albinos, dont le teint seul suscite toutes les curiosités. Jolies, séduisantes, attirantes, les Albinos gardent des traits mystérieux qui étonnent et émerveillent tant. Ce sont des femmes à la peau adulée, encensée, requinquée. De vrais mythes.

Le COMICA doit retenir que, toutes ces déesses Camerounaises bantoues, ont des traits physiques qui leurs sont communs hein: leurs rondeurs et leurs courbes. Ainsi, elles exibent leur poitrine de rêve qu’elles ne manquent jamais de mettre en valeur dans un décolleté le plus acrobatique. Elles ont des hanches qui permettent à leur « kaba ngondo » cellulaire, de dévoiler des formes vertigineuses. Elles ont surtout, des fesses époustouflantes et abracadabrantes, qui vous feront remercier éternellement le styliste qui a eu l’ingénieuse idée d’inventer…le string.

Je m’étonne donc que, cher COMICA, vous n’ayez vraiment pas pu dénicher parmi autant de beautés, éparpillées sur toute l’étendue du territoire, la véritable Miss Cameroun 2020 et nous servir, celle que vous nous avez servie là.

Je souhaite donc vivement que, pour les prochaines élections de notre Miss, le COMICA procède à une sélection méticuleuse et très minutieuse des candidates. Car, ce que moi j’ai vu à la télé l’autre jour là, excusez moi du peu hein, n’était pas le reflet de la vraie beauté bantoue et camerounaise. Que, dès à présent, le COMICA fasse un vrai recensement des candidates à l’élection de la Miss Cameroun 2021,  dans les quartiers et villages, pour dénicher les perles rares qui y sont cachées. Parce que, la Miss 2020 qu’il a elue là, est vraiment loin d’être la plus belle femme du Cameroun et donc représenter notre beauté. Jamais.

En tout cas, toutes mes félicitations à la nouvelle Miss. Je me plie au verdict.

Au MBOA, nous sommes vraiment formidables!

Fabrice Nouanga

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Voici ce que le blogging m’a surtout apporté

Hello chers tous ! Bonjour chères toutes !

Aujourd’hui, 31 août 2019, se célèbre comme chaque 31 août la journée mondiale du blogging. Pour marquer cette date, je me suis promis d’écrire cet article pour expliquer ce que c’est, le blogging et surtout dévoiler, à vous, mes nombreux fans et lecteurs, ce que cette activité m’apporte au quotidien. Le 4 novembre, cela fera donc six ans que j’ai posté mon premier article sur un blog (eh oui, ça passe vite 😃). Je blogue de façon informelle depuis de nombreuses années.  J’ignorais même que je faisais ainsi du blogging.

Je suis si fier d’être un blogueur. Écrire, ma passion – crédit photo: G. Attino, avec son autorisation

Mais, véritablement, je débute réellement à bloguer de facon plus prolifique et professionnelle en avril 2015 sous l’impulsion et la motivation du blogueur émérite Deudjui Ecclésiaste, le « camerounologue » du blog populaire Achouka et le soutien technique du blogueur Fotso Fonkam du blog Le Petit Écolier sur Mondoblog. J’intègre justement la grosse plateforme Mondoblog en 2016, où je les rejoins. J’avais donc ainsi deux blogs officiels.

Cet article me servira également de bilan sur toutes ces passionnantes années déjà passées sur la blogosphère. Mais, avant, il faudrait déjà que je vous explique plus clairement et succinctement, ce que c’est, le blogging.

Mon ami blogueur Fotso Fonkam en mode selfie. Derrière lui, les blogueurs Mireille Chandeup et Kakoua. – crédit photo: mboattitudes

 

Qu’est ce que le blogging ?

Le blogging est l’activité qui consiste à entretenir un blog. Un blog est en effet un anglicisme pouvant être francisé en « blogue ». Il peut aussi être appelé « cybercarnet » ou « bloc-notes ». Globalement, c’est un type de site web ou une partie d’un site web. Donc le mot « blog » est une abréviation de « web log » en anglais, qui signifie en français, «journal de bord » ou « journal sur internet ». ll s’agit d’un espace personnel d’expression fait essentiellement pour donner la parole à un rédacteur qui va publier au fil du temps des articles nommés posts, billets ou messages, organisés en catégories (aussi nommées libellés) et affichés dans un ordre chronologique, du plus récent vers le plus ancien.

Un blog est utilisé pour la publication de billets. Ils sont généralement succincts et rendent compte d’une actualité autour d’une thématique précise ou d’une profession. À la manière d’un journal intime, ces articles ou « billets » sont typiquement datés, signés et se succèdent dans un ordre anté-chronologique, c’est-à-dire du plus récent au plus ancien. Celui où celle qui tient donc un blog, est un blogueur ou une blogueuse. 

Pour tenir un blog, il ne s’agit donc pas seulement pour le blogueur ou la blogueuse de publier des articles sur une base régulière, mais également de les partager, de les réutiliser sous des formes diverses, de commenter des articles d’autres blogs, d’entretenir une communauté, de participer à des événements liés, etc.

Décrit ainsi, il ressort clairement que le blogging est une activité à part entière qui peut même devenir le métier d’un individu qui s’y donnerait à temps plein. Il s’agit pour tout blogueur/blogueuse de créer un univers unique et de le faire vivre, grandir, s’étendre.

Avec le blogueur Ecclesiaste Deudjui lors d’un apéro – crédit photo: mboattitudes

Ce que le blogging m’a apporté 

Quand j’ai commencé à bloguer, j’étais très loin de m’imaginer toutes les bonnes choses que cette activité m’apporterait. Je ne vais pas vous mentir non plus, mais il y a bien quelques petites contraintes ou inconvénients, mais ils prennent peu de place comparé au positif que cela m’apporte aujourd’hui.

Le blogging, une véritable niche…

Je crois que lorsque l’on tient un blog, une des choses les plus importantes est de savoir prendre du recul assez régulièrement. Comme on tiendrait un bilan d’entreprise. Au-delà de trouver sa propre limite entre sa vie réelle et sa vie virtuelle, comprendre que le blogueur ne vit pas sur internet comme il vit dans la réalité. Je sais que ça peut paraître bête comme « conseil » mais pour moi, c’est la clef.

La clef pour savoir si on a fait les bons choix, parler des bonnes choses, si on est resté intègre à ce qu’on est, si on aime toujours être là, comprendre pourquoi tout ça. Prendre toute cette poignée de belles aventures et comprendre l’impact qu’elles ont pu avoir sur nous, nos relations, notre boulot. Cet instant où on ouvre les yeux sur plusieurs mois ou années, ce moment où on doit digérer des choses inconsommables, ou comprendre des choses irrecevables.

Passant une interview – crédit photo: mboattitudes

Le blogging m’a beaucoup aidé 

Oui, le blogging m’a beaucoup apporté. Il m’a beaucoup aidé à m’accepter et à avoir plus confiance en moi. Il m’a permis de faire pleins de belles rencontres amicales (les blopines comme on dit dans le jargon) et professionnelles.

Il m’a appris à être libre et donc de faire absolument ce que je veux sur mon blog et sur mes pages des réseaux sociaux. Il n’y a pas de règles et c’est plutôt cool.

Grâce au blogging, j’apprends énormément de choses au quotidien, ce que je ne pensais jamais maîtriser et je me surpasse chaque jour un peu plus pour cette passion afin de la faire évoluer. Ainsi, j’ai pu découvrir d’autres blogs vraiment passionnants et inspirants. Je ne peux les citer tous ici de peur de faire des jaloux.

Bien que je ne sois pas si célèbre, avec le blogging, je me suis créé une grande communauté! Grâce à elle, je suis présent sur le net. J’ai pu bâtir une certaine e-réputation. Cette réputation que tu te fais sur le web. Plus je fais des projets sur mon blog, plus cela enrichit ma réputation. S’exposer via le blogging m’a aidé à m’accepter mais aussi à m’endurcir. Cette communauté créée est sans doute la chose la plus folle et la plus valorisante qui puisse m’arriver après des années de blogging. Me construire dans le blogging me rend si fier.

Lorsque je me suis lancé dedans, la communauté créée a eu des personnes qui me suivent, lisent mes articles et me laissent des messages d’encouragement. C’est cette communauté qui m’aide d’ailleurs à continuer ce que je fais. De plus, elle m’aide à prendre confiance en moi et à me motiver davantage. C’est pourquoi j’en prends méticuleusement soin et passe du temps à discuter avec elle.

Avec les membres de l’ABC – crédit photo: mboattitudes

Oui, grâce au blogging, je participe à des événements ou des rencontres que jamais je n’aurai pensé faire auparavant. Actuellement, et ce depuis que j’ai repris sérieusement mon blog, j’ai participé à de grands événements et à chaque fois j’en suis vraiment heureux et honoré. J’ai pu découvrir de chouettes choses et rencontré tellement de personnes.

Oui, le blogging me donne de plus en plus d’occasions de me rendre à des événements. Même si la plupart se déroulent dans de grandes villes, il y a toujours moyen d’y participer pour rencontrer d’autres blogueurs afin d’échanger avec eux. Ça peut être sympa de passer une après-midi à discuter avec des personnes partageant les mêmes passions que toi, et puis, ça ne fait jamais de mal de parler à des gens en dehors d’un écran.

Avec le blogging, effectivement, j’ai fait de belles rencontres, eu des amitiés incroyables et bâti des relations professionnelles exceptionnelles qui me forment mieux que jamais. Cela m’a surtout permis de découvrir, dans la blogosphère, des personnes très talentueuses et très inspirantes et il m’est arrivé même de pouvoir les côtoyer au fond ou encore mieux, d’avoir la chance de travailler avec eux. J’ai pu échanger avec ces gens, certains ayant les mêmes passions que moi, et cela a même pu m’offrir certaines opportunités au bout d’un certain temps, des rencontres que je n’aurais certainement jamais pu espérer auparavant !

La grande famille des blogueurs et moi, autour de l’ancien ambassadeur de France au Cameroun, Gilles Thibaulth – crédit photo: mboattitudes

 

Le blogging, une vraie chance 

Et ce n’est pas tout. Le blogging pour moi est un véritable échappatoire. Surtout quand une grosse journée (ou une épreuve personnelle) à été dure à surmonter. Avec le blogging, il n y a pas de règles fixes. On peut décider de tout sur son blog et surtout d’en faire absolument ce qu’on veut. Il me couvre de liberté. Et cette intense liberté d’écriture m’a permis d’être moi-même sur un blog et ça me fait tant de bien de m’assumer tel que je suis avec mon écran-bouclier. Le blogging m’a forcé à toujours plus me surpasser, toujours plus apprendre, souvent des compétences qui me semblaient inabordables.

Le blogging demande énormément de compétences. J’en ai beaucoup acquis en le pratiquant. Et aujourd’hui, cela m’a permis d’avoir plus confiance en moi : le seul fait de s’exposer sur la toile m’a fait peur au départ, mais je me suis vite rendu compte que ça peut énormément m’apporter, pour mon estime de moi-même notamment. Si tu reçois des retours positifs, que certaines personnes parlent de ton blog, en bref, que tu obtiens de la reconnaissance, crois moi, tu prendras énormément confiance en toi. Et ça te motivera à en faire toujours plus. Et là, le blogging m’a beaucoup apporté.

Le blogging fait gagner beaucoup d’argent 

Oui le blogging me fait gagner de l’argent. Ah oui. On peut gagner beaucoup d’argent en faisant du blogging. Tu peux proposer des prestations, vendre des produits, grâce à un e-shop, faire des articles sponsorisés (au bout d’un certain temps, lorsque tu auras une certaine notoriété), etc. Par contre, il est impératif d’être sûr que tu commences ton blog par passion, et pas seulement pour l’argent. Tout simplement.

Car un blog prends du temps, donc il te faudra plus que cette motivation pour le faire vivre. La passion est primordiale si tu souhaites être régulier. Donc si tu veux faire un blog, commence le pour les bonnes raisons. Et pour ces bonnes raisons, j’ai effectivement gagné beaucoup d’argent avec le blogging. Et je continue de bosser pour en gagner encore plus.

Ma joie immense de bloguer – crédit photo: mboattitudes

Un bilan élogieux dans la pratique du blogging 

Le blogging avec moi, c’est donc plus de 200 articles, de centaines de posts, beaucoup de rencontres, de nombreux événements, des voyages à travers le monde, de la célébrité et de la réputation et surtout de l’argent…

Peut-être que, pour certaines personnes, c’est très peu. Mais pour tout vous dire, je ne pensais pas que le blogging générerait autant de trafic en si peu de temps. Je tiens vraiment à remercier tous ceux qui lisent mes articles et posts, et, à travers chaque l’île, likent, partagent, commentent et m’encouragent ainsi à continuer de faire vivre le blogging.

Car il ne faut pas oublier qu’un blogueur sans lecteurs est un cavalier sans son cheval: ça ne peut pas fonctionner. Ce sont nos lecteurs qui font vivre notre passion. Alors, encore une fois, un grand MERCI à vous, chers lecteurs.

Alors vous aussi, vous aimeriez vous lancer dans le blogging? Il est temps! Bonne célébration à tous les blogueurs et blogueuses.

 

Fabrice Larry Nouanga

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Quelles sont les causes de la mort de DJ Arafat?

La triste nouvelle est officielle depuis hier: le chanteur ivoirien DJ Arafat, de son vrai nom Ange Didier Huon, légende du coupé-décalé, est mort à 33 ans, lundi 12 août, des suites d’un accident de la circulation survenu la veille. Il était 23h30, dimanche 11 août, dans les rues d’Abidjan, lorsque, avec un groupe d’amis, Arafat enfourche sa moto sport et en pleine vitesse, percute violemment par l’arrière une voiture roulant devant lui.

Transporté inconscient à l’hôpital quelques heures plus tard, le chanteur ne survivra pas à ses blessures. C’est l’émoi et la consternation totales. Telle une traînée de poudre, la nouvelle se répand dans le monde entier et tourne en boucle à la télévision et sur les réseaux sociaux. Mais que s’est il donc passé ? Une vidéo de ce tragique accident, apparemment vraisemblable et circulant sur la toile, dévoile a priori les causes pathétiques de la mort de Zeus, comme il se faisait lui-même appeler.

Arafat, toujours aussi free boy – CC

Après une observation attentive de ces images choquantes, je pense aujourd’hui que deux facteurs fondamentaux sont à l’origine de cette disparition tragique et brusque de l’artiste : les vraies causes morbides et pathétiques de cette mort sont toutes humaines. Découvrez-les ci-dessous.

I-   La délinquance routière a tué le DJ Arafat

Arafat a bradé son crâne…

Oui il l’a bradé. Lors de cet accident mortel, il ne portait pas de casque de sécurité. Pourtant, la vocation d’un casque de sécurité lorsqu’on roule à moto est de protéger la tête du conducteur. Ainsi, en cas d’accident, il permet d’amortir le choc avec le sol ou tout autre obstacle et protège également des écorchures en cas de glissement sur la chaussée. Naturellement donc, il est un accessoire obligatoire. Il doit être porté. Impérativement. Malheureusement, DJ Arafat a choisi de ne pas en porter un, exposant ainsi son crâne à ce choc violent contre le sol lors de sa chute fatale.

Arafat roulait dans une roue arrière

Au volant de son engin à deux roues, et si tard dans la nuit, le jeune motard s’est lancé dans une « roue arrière », une pratique spectaculaire qui consiste à accélérer brutalement afin de soulever la roue avant de la moto et de rouler sur la seule roue arrière, tout en dosant les gaz. Mais, malheureusement pour lui, les rues d’Abidjan ne sont pas celles de New-York ou de Paris. Le jeune chanteur, visiblement inexpérimenté dans ce genre de pratiques, a ainsi perdu brusquement le contrôle de sa moto et a percuté à grande vitesse un véhicule roulant devant lui. Sa tête nue venant heurter très violemment la carrosserie dudit véhicule.

Motard en roue arrière – flickr

Arafat roulait à tombeau ouvert…

C’est scientifiquement prouvé : la vitesse ne fait pas qu’aggraver les accidents de circulation, elle les provoque. Car, plus un usager de la route roule à vive allure, plus le champ visuel du conducteur est réduit pour se fixer sur le centre de la route. La personne au volant n’est alors plus en mesure d’anticiper les dangers. Lorsqu’un danger approche, il est souvent trop tard pour appuyer sur la pédale de frein. DJ Arafat le savait certainement.  Mais il a choisi de rouler dans les rues étroites et encombrées d’Abidjan à très vive allure.  L’état épave de sa moto témoigne à suffisance la violence du choc, due à son excès de vitesse.

– Arafat, broyé par la mauvaise conduite d’une « chauffarde »

Percutant un vehicule en pleine intersection, bien plus, Arafat meurt, non seulement à cause ses propres turpitudes, mais à cause de la mauvaise conduite du chauffeur, que dis- je ? De la « chauffarde » du véhicule percuté par la moto.

En effet, Dès lors qu’un conducteur constate une panne ou une absence de feux de signalisation au niveau d’un croisement, il doit faire preuve de prudence afin de pouvoir traverser l’intersection en toute sécurité. Ce que la dame n’a apparemment pas fait. Dans ce cas, il est formellement déconseillé aux usagers d’accélérer pour passer le plus vite possible sans prêter attention aux autres usagers car le risque de collision demeure très présent. Aussi, plutôt que d’engendrer une situation de danger supplémentaire, il convient de ralentir afin de bien observer son environnement de conduite. Madame a dit « akaaaaa » !
Autre chose,  dans un tel cas, la priorité revient aux usagers qui arrivent par la droite. De fait, la dame en question devait donc s’arrêter afin de céder le passage à Arafat qui avait naturellement la priorité. C’est élémentaire dans un code de la route.  Pour cela, il était nécessaire pour elle de réaliser des contrôles visuels de chaque côté de la chaussée avant d’avancer son véhicule au lieu de forcer le passage. On aurait ainsi évité le risque de collision qui s’est produit. Cependant, en présence d’un ralentissement important, elle aurait dû faire preuve de courtoisie afin de fluidifier le trafic.  Malheureusement,  le conducteur de la voiture accidentée n’aurait pas respecté ces règles et Arafat en a payé les frais. Triste !

La vidéo de l’accident commentée sur Facebook

II- Les mauvais samaritains et leurs selfies précipitent Arafat à la tombe

La vidéo qui circule indiquerait que le DJ Arafat n’a pas vite été secouru. À l’air du buzz et des réseaux sociaux, au lieu de venir urgemment en aide à la victime ou d’alerter rapidement les secours, les témoins ont tôt fait de filmer l’horreur pour s’empresser de la publier sur les réseaux sociaux. L’objectif pour certains : atteindre le plus de vues possibles et des likes en cascade.
Comment expliquer que face à la détresse de la victime, des témoins pensent, en premier lieu, à filmer Arafat gisant dans le sang, inconscient et agonisant, plutôt que d’alerter les secours ? On a carrément l’impression d’être dans un film en somme. Comment peut-on en arriver là ? Pourquoi le Smartphone a-t-il un tel pouvoir sur nous ? Quel cynisme ! Il faut donc sensibiliser, communiquer… mais également parler des sanctions possibles. Malgré ces constantes évolutions technologiques, ne peut-on pas espérer une prise de conscience de ces dérives ?

Arafat est vraiment mort – capture d’écran

Une mort qui aurait pu être évitée…

Voilà donc analysées, les causes probables, morbides, cyniques et pathétiques de la mort de DJ Arafat : la légende ivoirienne est sûrement morte par simple imprudence et par vive négligence. Que son âme repose en paix. Courage à sa famille, à ses proches et à ses fans. Adieu l’artiste !

Fabrice Nouanga


Cameroun : pourquoi des vidéos déviantes font-elles tant de buzz sur la toile ?

L’heure est grave ! La vie privée des Camerounais s’étale désormais sur la toile comme une trainée de poudre et y fait le buzz. Le constat est alarmant. Il ne se passe plus un seul jour sans que des vidéos impudiques et indécentes sur la vie privée et intime des gens ne soient placardées sur Facebook ou YouTube; des gens filmés à leur insu par des individus en caméra cachée, sans foi ni loi, à la recherche du buzz et surtout motivés à les humilier. « Ruby comédienne », une artiste humoriste camerounaise, très populaire, en paye les frais en ce moment. La jeune femme a été filmée la poitrine toute nue, dans un aéroport de Paris entrain de bagarrer avec une de ses compatriotes. La vidéo connait un « succès » éclatant sur internet comme la plupart d’autres vidéos indécentes et impudiques qui pullulent sur la toile au Cameroun.

Bien plus, des directs Facebook sont organisés tous les jours pour saquer les autres et leur dire toutes les méchancetés les plus abjectes. La vie privée n’a plus de secret pour personne. Elle fait le buzz et la Une. Curiosité : ces vidéos sont les plus regardées, commentées et partagées par les Camerounais. Ils se passionnent d’indécence et de voyeurisme.

Questions donc: pourquoi les vidéos indécentes sont-elles autant virales au Cameroun ? Qu’est-ce qui explique cette frénésie ?

Ce que je vous explique dans cet article, ce sont les raisons pour lesquelles tant de Camerounais sur les réseaux sociaux, sont devenus des voyeurs voyous. La mauvaise mentalité des « filmeurs » et des « regardeurs » de ces vidéos, a construit la notoriété d’une telle gabegie. Voici comment.

Ruby commedienne explique ce qui s’est passé. credit photo: duKamerOfficiel

 

1- Les Camerounais sont passionnés de « kongossa » et de ragots

 

C’est aujourd’hui de notoriété publique : les Camerounais adooorent le kongossa. Ces petits potins croustillants sur les autres. Quand les gens voient donc une vidéo impudique, qui expose la vie privée, la douleur, l’humiliation,  de leur compatriote, ils sont tellement attirés par celle-ci, car nourris par le désir de connaître les échecs, les erreurs, les chutes et les démons des autres. Ils aiment tellement colporter les ragots et voir des personnes blessées. C’est leur vice.

 

Par jalousie, au regard d’une vidéo qui vous expose, les gens vont tellement mal parler de vous, juste pour vous nuire hein. Parce qu’au Mboa, le succès d’une personne nous dérange, sa beauté nous dérange, son ambition nous dérange, son intelligence, sa répartie…nous dérangent. Bref, toutes ces qualités qu’elle a, que l’on envie, et que l’on n’a pas nous énervent. La voir donc en difficulté dans une vidéo nous passionne. On trouve de l’extase. Et le kongossa qui s’en dégage nous unit contre un seul et même ennemi, avec des critiques communes. Certains utilisent ce kongossa né de ces vidéos malsaines comme moyen de se venger. Et même les gens les plus proches de vous hein.

 

 

2- Les Camerounais affectionnent le langage grossier et ordurier

 

Au Mboa, la vie est tellement trop violente et sauvage que le langage est devenu exagérément ordurier et grossier, de sorte que les Camerounais se sont transformés en maroufles habillés en goujats. Donc, quand ils regardent une vidéo malsaine sur la vie privée des gens, ils se retrouvent et ça leur plait. Les gens se donnent tellement de plaisir à être grossiers et hideux en usant de la liberté de s’en prendre à des vies privées.

 

Oui, ce qui passionne dans ces vidéos indigestes, c’est qu’on n’y entend qu’insultes, insolence, sarcasmes, vilénies, invectives, calomnies, outrages et impolitesse. Il n’y a finalement que ça au quotidien. Donc, quand dans une vidéo, on n’écoute que des mots tels que « pute », « bordelle », « pédés », « lesbienne », « enculer », « foirés », « djansang », « vendeuses de piment » « porc », « sardinards », « tontinard », « cabris », cela provoque ainsi des éclats de rire en raison de l’arrogance et de l’impertinence de tels propos. Les Camerounais adorent ça. Quand on parle comme eux. Oui, ils aiment écouter ce genre de langage de la rue. Le champ social camerounais a tellement des insulteurs à gage et des calomniateurs qui déversent de telles infamies indigestes sur les autres. Et curieusement, les meilleurs boutefeux, dénigreurs, hâbleurs, calomniateurs et sycophantes sont applaudis.

Lartiste Longuè Longuè filmé entrain de demander pardon. Credit photo: Camer 24

 

3- Les Camerounais sont trop voyeurs et exhibitionnistes

 

Autrefois, les familles se retrouvaient pour l’angélus et la prière qui ponctuaient toute leurs soirées. Aujourd’hui, elles se rassemblent pour les lives-vidéos de kongossa ou des vidéos de clash, de bagarre, d’accident, de tortures, de tueries, de règlement de compte… La « grand-messe » du kongossa, avec comme « grands prêtres » des gens en mal de notoriété, assoiffés de haine, rancuniers…pour la célébrer. Ces vidéos sont devenues l’opium de tout un peuple, car nous sommes de bons voyeurs voyous.

 

Les Camerounais aiment voir des confessions intimes, des danseurs indecents, des buveurs alcoolo, des bagarreurs impudiques, des accidentés, des cadavres, des kongosseurs, des gens qui pleurent, des morts, des malades qui agaonisent, les faits divers, les querelleurs, les disputeurs, les clasheurs… C’est l’escalade du « toujours voir plus » en effet. Toujours voir plus d’images, de vidéos et de confidences dévoilant la vie intime des personnes ! Toujours voir plus d’images de violences, de guerres, de bagarres, de show.

 

Pour attirer plus de monde, il faut donc parler de sa vie, de la vie des autres. Il faut insulter, il faut calomnier, il faut clasher. Il faut montrer ses immeubles, sa chambre à coucher, ses « petites », son argent, ses costumes, ses dragues, son lit, comment on embrasse les femmes, comment on les couche, comment on croque la vie. Et naturellement, ça attire les gros yeux des Camerounais voyeurs et exhibitionnistes. Nous au Mboa, nous avons un grand penchant pour ce genre de voyeurisme et en demandons toujours plus. On adore voir le spectacle.

 

 

4- Les Camerounais adorent voir les autres souffrir

 

D’une manière générale, les Camerounais ressentent un plaisir intense à voir les personnes clasher devant eux. Face à la douleur de ces individus qui se bagarrent, ils ressentent énormément de bien. Ils aiment voir les gens déshumanisés. Donc, quand quelqun fait des vidéos ou se retrouve filmé entrain  de souffrir ou de faire souffrir, nous autres Camerounais nous y trouvons du bon plaisir. On s’en délecte.

 

On aime vivre la douleur physique (actes violents, morsures…) et/ou psychologique (humiliations, insultes, dévalorisation…) des autres. Le Camerounais prend un plaisir extrême à voir torturer moralement une personne. Voilà pourquoi nous aimons les manipulateurs, les égocentriques, les lunatiques et profondément les narcissiques. Nous prenons plaisir à regarder certains déstabiliser et affaiblir les autres, dans le but de les voir les fragiliser et les épuiser psychologiquement à travers des humiliations, de la soumission, de l’instrumentalisation, des reproches abusifs, des remarques inappropriées sur le physique et/ou les traits de caractère, de l’agressivité, des colères intempestives et injustifiées, un comportement despotique afin d’isoler progressivement et au maximum ses victimes. Eh oui !

 

 

5- Les Camerounais sont extrêmement chômeurs et oisifs

 

Dans un pays où les gens n’ont rien à faire de concret, car sans boulot et où la majorité des personnes s’ennuient, alors ils s’occupent comme ils peuvent, à regarder les vidéos sur Facebook et You tube à longueur de journée, en alimentant calomnies, querelles et intrigues. Cette médiocrité peut parfois compromettre les dynamiques les plus nobles.

 

C’est dans cette inactivité que le Camerounais trouve donc du temps pour passer autant de temps dans les réseaux sociaux pour essayer de combler par tous les moyens un vide abyssal qui lui pèse. Quel travailleur normal perdrait tant d’heures à papoter sur internet inutilement ? Tant qu’il y aura donc toujours ce cancer du chômage et de l’oisiveté au Mboa, on aura toujours des gens qui vont passer des jours et des nuits entières à regarder les lives vidéos et les vidéos sur Facebook et autres… Et à donner de milliers de vues à ceux qui les postent. On se retrouve alors dans un type d’ignominie qui relève carrément du futile et s’éloigne fatalement de l’utile.

Des infimières entrain de filmer un malade agonisant. Credit photo Bilevuz, avec son autorisation

 

Un peuple en crise de valeurs et en perte de repères ne peut qu’agir ainsi…

Voilà pourquoi les vidéos impudiques, malsaines et indécentes vont continuer à attirer encore et toujours plus de monde. Ces vidéos nous révèlent là, la crise morale et mentale dont souffre malheureusement un peuple dévergondé en perte de valeurs et de morale. Il est tellement en déliquescence avancée. Pourtant, dans la vie, il faut savoir se consacrer à l’essentiel au détriment de l’accessoire. Comprenne qui pourra et réagira qui voudra…
Allez, « collectez-vous. Collectez-vous » pour la prochaine vidéo. A qui le tour ??? Tsuips !
Fabrice Larry NOUANGA

 

 


Au Cameroun, le sexe est carrément sorti des chambres

J’ai rencontré Vanessa K. dans un coin chaud de Yaoundé ce lundi soir. Vanessa a 30 ans. Elle a vécu en concubinage pendant cinq ans avec un homme différent. Après sa dernière rupture, elle a commencé à travailler dans un salon de coiffure. Alors que son salaire de 25.000f ne lui suffisait pas pour nourrir ses trois enfants, payer son loyer et couvrir ses frais de transport et ses besoins, elle a décidé d’arrêter et de commencer à « sortir » la nuit, initiée par une de ses voisines et amie. Pour quoi faire ? Danser nue, « sans caleçon » en public, pour le seul plaisir des hommes. Curiosité très particulière : au delà de la danse obscène, la jeune femme « baise » en public, sans pudeur. Et chaque soir, dit-elle, l’argent gagné est 3 fois plus que ce que le salon lui donnait.

Comme de milliers d’autres femmes que j’ai rencontrées, Vanessa K. offre du plaisir. Elle donne son corps, son sexe, sa fertilité aux mâles, sans pudeur. Des mâles, qui, en échange, leur donnent de l’argent, beaucoup d’argent.

Le sexe s’expose bien. Credit Photo Aline Menou, prise dans un groupe facebook. Avec autorisation de l’auteur

Voilà là le Cameroun actuel. Un pays sexuellement dévergondé où le sexe est carrément sorti des chambres pour se retrouver partout. Partout : l’école, le snack, les bibliothèques, les transports en commun, à table, des pubs, des clips vidéos, des vidéos sur internet et les réseaux sociaux, des films, des sketches, des revues, des émissions, des discussions, des blagues (pas drôle la plupart du temps)…tout a pour contenu, le sexe! Oui, au Cameroun, le sexe est tellement roi. Il a pris le pouvoir et gouverne. Nous sommes dans une société de ouf. En effet, la banalisation du sexe contribue à une certaine perversion du sexe.

 

Quand certains abordent le sujet à table, ce n’est pas pour en discuter sérieusement mais pour montrer ses exploits, épater la galerie comme on dit. On rit sur des détails sexuels, on aime entrer dans l’intimité des gens parfaitement inconnus en leur posant des questions douteuses, on s’autorise la vulgarité etc. Bref, le sexe est devenu « léger » et les comportements pervers sont mêmes devenus tolérés. Ce qui auparavant se passait dans la chambre y est sorti et se retrouve en public! Impossible de marcher dans la rue, de naviguer sur le web, d’être assis devant sa télévision,  sans entendre ou lire des nanas de 14 ans qui se vantent d’avoir couché des dizaines de mecs ; de voir des mecs qui pensent que pour être un VRAI homme il faut tout simplement coucher avec le plus de filles possible, être un tombeur, un play-boy pff!

 

Désormais au Cameroun, au bout de 2 heures de relation, voire moins, on passe au lit sans se connaitre réellement car le but ultime de la relation ben, c’est le sexe. Car, pour certaines personnes une relation amoureuse sans sexe, ce n’est pas une relation. Tant que l’on n’a donc pas « mis le piment dans la sauce », il y a rien. Pour certain(e)s, être vierge ou puceau, c’est une tare, une honte. D’ailleurs, au Mboa, si t’es encore vierge à 25 ou même à 20 ans, c’est que t’as un problème. Tu dois être maudit. Les gens sont dans une quête irrationnelle du plaisir coquin.

 

Certaines personnes (je ne veux pas généraliser) veulent toujours plus de sexe en pensant que cela va calmer leur frustration et chasser Biya du pouvoir. Ils multiplient les partenaires, les expériences les plus salaces, les pornos… mais au final, ils sont toujours aussi vides qu’avant. Je ne comprends pas comment on peut dévoiler son intimité aussi facilement. Comment peut-on ne pas se respecter à ce point. Le sexe est partout. Le sexe est très fort. Tant que ça va faire de l’argent, du plaisir, de la joie…ça ne changera pas. Le sexe, omniprésent, rassemble et divise. Nous en sommes là. Dans une société où la sexualité s’expose partout et pour tout. Aujourd’hui, chez nous, tout est produit de consommation du chawarma à la pipe en passant par la chatte.

 

 

De nos jours, le sexe s’est démocratisé. On le voit partout. Alors qu’en général les gens n’aiment pas exposer leur corps, curieusement, on voit de plus en plus de corps dénudés, à la télé, au cinéma, dans les journaux, sur internet et même dans la rue.  Cette attitude de notre société pousse les gens à généraliser le sexe. Aujourd’hui, on ne couche plus par amour, on couche pour se détendre. Cela se prouve facilement par le nombre de personnes faisant l’amour sans s’aimer, par la rareté des personnes restant encore vierges jusqu’à leur mariage ou pire, par le nombre de viols ou d’attouchements sexuels.

Avoir du sexe aujourd’hui est si banal et facile. Pour les femmes, juste besoin de quelques conditions particulières, c’est sûr, mais pour les hommes, juste besoin d’un endroit, même si le fonctionnement de leurs organes génitaux peuvent être caractérisés de « machines » (on éjacule, on a un orgasme).

 

Le sexe gouverne au Cameroun. Crédit photo : groupe Facebook « Parlons d’amour »

Personne ne parle plus de la séduction, ce jeu subtil, cette belle alchimie, ce délicieux vertige qui conduit irrésistiblement deux êtres à se rapprocher. Au Cameroun, nous parlons plutôt de cette drague lourdingue, ce propos déplacé « pour plaisanter » qui autorise les hommes à se laisser aller à des blagues soi-disant légères, voire salaces sur les femmes. Nous parlons de ces attitudes de femmes qui se photographient nues et exhibent leur corps. Nous parlons de ce nouvel atout à la mode que sont les fesses et les seins féminins. Aussitôt ont-elles appris que cela rendait fous leurs Seigneurs les Maîtres que sont les hommes, et aiguisaient leur appétit sexuel, qu’elles se sont dépêchées d’en posséder coûte que coûte pour les exhiber outrageusement et sans aucun scrupules sur les photos et dans les rues.

 

Elles vont ainsi dans tous les marchés, fouiller dans la friperie, des torchons pervers et des haillons démodés des temps modernes, pour se ravitailler en DVD (Dos et Ventre Dehors), CND (Cuisses et Nombril Dehors), CSD (Cuisses et Seins Dehors), VCD (Ventre et Cuisses Dehors), CD (Cuisses Dehors), « String », « Taille basse », « Matelots », « Jupe tralala »…Pour ainsi bien étaler les fesses cambrées ; exposer les cuisses nues ; dévoiler les gros lolos et laisser deviner toutes les formes cachées et intimes du corps. Ces parties intimes sont carrément exposées au grand public: les seins, le nombril, les fesses, le vendre et bientôt même le minou lui même…  Les hommes ont ainsi fait d’elles, des pures esclaves sexuelles. La preuve, elles finissent toujours en missionnaires…que dis-je en soumissionnaires dans un lit. Et la nouvelle mode, c’est de porter les habits « sans caleçon » et sans soutien-gorge. Le ndombolo et les lolos sont ainsi mieux mis en valeur. Objectif unique : séduire le maximum de proies. Et les mecs tombent bien hein.

 

Et nous, ces hommes sans scrupules, avons trouvé tous les verbes insalubres et salissants  pour designer nos pratiques libidineuses: « baiser », « écraser », « piner », « nyass », « mbinda », « fouetter », « cogner », « manger », « couper »… Les plus polis, utilisent encore « faire l’amour »! D’ailleurs, c’est peut être anecdotique mais dans  » faire l’amour « , il y a le terme amour. Mais tel que le sexe est pratiqué de nos jours, c’est la pagaille. Faut alors écouter nos commentaires dans les bars…

 

 

Le sexe est donc devenu notre quotidien. L’intégralité de notre société s’y est penchée. Tout tourne autour du sexe. Il rend heureux et malheureux. Il donne la joie et le désarroi. Il construit et détruit. Son pouvoir donne l’espoir ou le désespoir. Le maîtriser est inconsidéré. Il est la saveur qui alimente le cœur de ses senteurs. Il est le Moteur des humeurs, directeur du labeur des Camerounais. Il est la Notion de dévotion, créatrice des plus grandes passions enchainées, quelque soit l’âge, le sexe, la religion ou le statut social.

 

Le sexe est partout et passionne tout un peuple. Triste ! Franchement c’est triste ! Heureusement que moi je n’aime pas le sexe !

 

Fabrice NOUANGA.

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20 mai 2019 au Cameroun: l’unité nationale dans la tourmente

   Lundi 20 mai 2019, c’est-à-dire dans trois jours exactement, le Cameroun célébrera dans toute l’étendue de son territoire, la traditionnelle fête nationale de l’unité. On sera alors rendu à la 47e édition depuis 1972. De milliers de Camerounais, de toutes les origines, vont ainsi défiler à travers le triangle national pour célébrer avec « fierté » cette unification. Nul ne l’ignore, dans l’ensemble, faste et solennité vont être les maîtres mots qui vont marquer cette « mémorable » journée de l’histoire de notre pays. Evidemment, du vin va couler à flot. La nourriture va remplir les tables. La nuit sera mouvementée de décibels et autres victuailles !

Et pourtant…

Depuis quelques années déjà, et après la dernière élection présidentielle d’octobre 2018, l’unité nationale tant vantée et célébrée chaque 20 mai est dans la tourmente. Elle agonise. Quand je vois les Camerounais vivre au quotidien depuis un certain temps, nul doute que l’unité est une grosse vue de l’esprit, un beau mensonge, au vu des cyniques maux ambiants qui gangrènent notre Nation et caractérisent nos mentalités.

 

À vrai dire, comment parler d’unité nationale face à la meurtrière crise anglophone qui sévit au Cameroun depuis plusieurs mois déjà ? Comment parler d’unité face au pernicieux tribalisme, à la vilaine crise socio-politique et à la nébuleuse Boko Haram qui foudroient le Cameroun ? Oui, l’unité nationale est une chimère.

Voici pourquoi l’unité nationale du Cameroun est dans la tourmente : quatre plaies béantes la font puer.

  • La meurtrière crise anglophone nous a divisés

La sale guerre causée par la crise anglophone dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest Cameroun continue de sévir et de laisser des victimes sur le carreau. Depuis plus d’un an, des violences récurrentes entre sécessionnistes armés et forces gouvernementales s’accentuent. Rien ne faiblit. De l’Église aux entreprises en passant par les populations, le point sur les victimes et conséquences de ce conflit sont incommensurables. Des familles entières affluent dans différentes villes situées en lisière des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Les autorités essaient de calmer la situation, mais peinent à se faire entendre car les « Ambazoniens » partisans d’une « Ambazonie » anglophone indépendante, continuent à semer la terreur et les localités de ces deux régions se vident chaque jour un peu plus de leurs habitants. Les armes continuent de crépiter. Les morts jonchent les rues. La population élit domicile dans les forêts. Comment donc, dans un tel contexte, parler d’unité nationale et organiser une fête à cet effet ? Alors que deux régions du pays sont carrément coupées du reste du territoire ?

 

  • La nébuleuse secte terroriste Boko Haram menace notre paix

 

Devant la multiplication des attentats et des enlèvements perpétrés par Boko Haram dans l’Extrême-nord du pays, la paix et l’unité du Cameroun sont vraiment dans la tourmente. Apparemment maîtrisée, mais la pernicieuse secte continue à multiplier les exactions et les attaques. Les terroristes de cette secte opèrent désormais avec une grande maîtrise du terrain, obligeant les populations à fuir leurs localités. De Fotokol à Kolofata en passant par Amchidé dans l’Extrême-nord du pays, des attaques meurtrières sont perpétrées par la secte. La situation s’améliore. Cette année, les attaques ont été rares. De milliers de morts en dix ans.

 

De millions de personnes déplacées. La frontière de quatre pays, le Nigeria, le Niger, le Cameroun et le Tchad, le lac Tchad devenue un enfer pour les habitants de la région septentrionale du pays, le groupe djihadiste Boko Haram a fragilisé l’unité et la paix dans cette région. Les attentats kamikazes, certes, on n’en a plus eu depuis. Mais on ne peut pas dire que le risque n’existe plus. On a toujours des appréhensions. Et dans un tel contexte, faut-il réellement célébrer l’unité nationale?

 

 

 

Lors d’un attentat suicide perpétré par boko haram à Maroua à l’Extreme-nord du pays. Credit photo: PAUL E… Image reproduite avec autorisation

  • La crise socio-politique post-présidentielle fait trop de mécontents et d’aigris

 

Le silence est la pire des sentences pour un prisonnier d’opinion, parce qu’il participe à la banalisation du crime politique. Ainsi, au lendemain de l’élection présidentielle d’octobre 2018 au Cameroun, qui a vu le président Biya réélu à près de 72% des suffrages selon les résultats officiels du Conseil Constitutionnel, Maurice Kamto, leader du parti MRC, devenu le principal opposant au régime de Paul Biya, et arrivé en deuxième position à la présidentielle qui revendiquait sa victoire, a été arrêté le lundi 28 janvier à Douala, ainsi que d’autres cadres et des centaines d’autres militants de son parti. Tous ont été  interpellés et réduits au silence à la suite des marches pacifiques organisées par leur parti.

 

Ils ont été déclarés coupables selon la justice d’« insurrection, hostilités contre la patrie, rébellion, dégradation de biens publics ou classés, outrage au président de la République, réunion et manifestation, attroupement, caractère politique, destruction et complicité des mêmes faits ». Cette série d’arrestations crée l’émoi, la  haine et même des violences dans la population. Une fameuse brigade anti « sardinards » est d’ailleurs créée pour traquer tous ceux qui osent se revendiquer du parti au pouvoir. L’escalade atteint son paroxysme. Des mécontents se comptent par milliers. Jamais le Cameroun n4a vécu autant de  démêlées politiques. Et comment dans un tel contexte parler d4unité nationale et oser faire la fête ?

 

Maurice Kamto et l’artiste musicien Valsero lors de la campagne présidentielle et et aujourd’hui incarcérés en prison. Credit photo: JOURNAL DU CAMEROUN. Image reproduite avec autorisation

  • Le pernicieux tribalisme nous a aliénés et détruits

 

Le tribalisme, cette survalorisation de notre identité tribale, cette négation et ce rejet de l’autre tribu, se manifeste partout au Cameroun. Et partout, il fait des ravages. Partout, il détruit. Partout, il aliène. Dès lors, plus que la compétence et l’efficacité, ce sont l’origine ethnique, la filiation, la religion qui deviennent le critère par excellence d’ascension sociale. Le tribalisme ignore donc carrément la méritocratie et l’excellence. Que ce soit pour un emploi dans le secteur public ou privé, un concours, un service public, un marché à exécuter… Ce qui compte n’est pas ce que l’on sait faire, mais celui que l’on connaît. Ah, chez nous ne dit-on pas d’ailleurs « qu’on est quelqu’un derrière quelqu’un… du village ? » Par conséquent, ce ne sont pas les plus compétents et les plus méritants qui sont engagés. Hélas!!!

Le tribalisme conduit donc chaque tribu à placer sa personne quelque part. Chacun va donc tenter via cette personne, souvent sans réelle compétence, de capter et de détourner les subventions, les avantages, les nominations et les services publics pour les envoyer vers son groupe tribal, ses « frères » du village, au détriment du reste des autres factions ethniques et de l’intérêt général. D’où l’émergence d’une société camerounaise dévergondée, incivique, amorale, immorale même ; une société fondée sur le clientélisme et la corruption, le favoritisme et le népotisme, le régionalisme et l’ethnicisme. Et comment dans un tel contexte, peut-on vraiment parler d’unité nationale ?

 

Des Camerounais massivement dans la rue pour une marche contre terrorisme. Crédit photo: CAMER ACTU. Image réproduite avec autorisation

L’unité nationale, un vrai mensonge…

 

Ces plaies béantes citées plus haut, entravent donc notre unité nationale et la tourmentent. Elles n’ont, au final, fait que consolider la misère, exacerber la pauvreté et creuser les inégalités et la désunion des Camerounais. Elles ont poussé certains Camerounais à se réfugier dans eux-mêmes, niant ainsi leurs semblables : un véritable cercle vicieux où les uns s’enrichissent gloutonnement et d’autres s’appauvrissent misérablement. Et puis quoi encore? Et dire que le 20 mai prochain le champagne va couler malgré toutes ces réalités cyniques et indigestes !

 

Fabrice NOUANGA
Contact WhatsApp : +237 694-658-721

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Six raisons pardonnables qui rendent l’infidélité des hommes inévitable

Au Cameroun, l’infidélité masculine est l’un des plus grands obstacles que peut devoir surmonter une femme.  En fait, dans la majorité des cas, elle est fatalement même la cause de la rupture du couple. La réalité est froide: la totalité, ou presque des hommes kamers trompent leurs partenaires en ayant régulièrement des relations sexuelles avec une ou plusieurs autres femmes « dehors ». 

J’ai voulu comprendre le phénomène. J’ai voulu savoir pourquoi il prenait autant d’ampleur et était devenu si banal. Alors, je me suis rapproché des « trompeurs » infidèles. Je les ai observés et côtoyés longuement. Je les ai interrogés et j’ai fini par comprendre les mobiles de leurs actes.

À l’issue de mes investigations, j’ai finalement compris qu’il y’a toujours une raison valable qui pousse tous les hommes à tromper leur femme.

L’infidélité en direct. Crédit photo : les chroniques de Fatou. Avec autorisation de l’auteur

1- Pour certains, c’est juste pour tirer un coup

Ceux-là m’ont dit qu’ils sont des infidèles de passage. Il leur arrive alors, lors d’une soirée, qu’une pulsion sexuelle intense grimpe dans leur tête et finit par les faire craquer, surtout encore si l’alcool était de la partie et est brusquement monté avec ses effets désinhibants. À ce moment là, ils sont vraiment contraints de laisser tomber leurs principes moraux, juste pour assouvir cette pulsion d’un soir, quitte à le regretter amèrement après.

 

2- Certains sont encore à la recherche de la perle rare

 
Chères dames, un homme qui vous trompe veut peut-être tout simplement vous dire qu’il hésite à s’engager avec vous. Par infidélités, il crée donc une bonne distance entre vous et lui.
Évidemment, beaucoup d’hommes interrogés m’ont avoué qu’ils hésitent tellement de s’engager qu’ils n’arrivent pas réellement à se fixer sur un choix et essayent donc de multiplier les aventures pour dénicher la bonne femme, la perle rare.
Ils ne font donc plus trop confiance à celle qui est là. Ils s’en méfient et se retrouvent ainsi à aller avec plusieurs femmes pour espérer rencontrer la meilleure. Ils sont bien parfois contraints de goûter plusieurs pour finalement détecter la succulente et l’exquise.

Flagrant délit d’infidélité. Crédit photo: Cameroun24.net. Avec autorisation de l’auteur

3- Certains le sont par manque de romantisme de leurs femmes 

 
J’aurais tout entendu lors de cette enquête. Une autre catégorie m’a carrément dit que, eux, ils sont infidèles parce que leurs compagnes se laissent-aller. Elles ne savent plus les séduire, s’habiller sexy, les charmer, leur faire des compliments, montrer des petits signes et gestes d’amour, elles ne manifestent plus aucune attention, leur romantisme est tellement rare et nul.
Ce qui les pousse à chercher ailleurs cette appréciation et cette admiration d’une autre femme. Et en étant ainsi infidèles, ils se sentent de nouveau désirés et importants devant leurs « titulaires » qui auraient peur de les perdre.

4- Certains veulent varier le « menu »

 

Ceux-là m’ont avoué que,  la « sauce jaune » ou le « mbongo » tous les jours au menu, ça les énerve un peu et ça finit par les dégoûter.  Et pour eux, c’est donc logique qu’après des jours, des semaines, des mois ou des années de vie commune, à manger la même chose tous les jours, c’est à dire, à  faire l’amour à une seule et à une seule femme, qu’ils soient finalement tentés d’aller voir ailleurs aussi.
S’il arrive donc qu’ils trompent leurs compagnes une, deux ou plusieurs fois, c’est juste parce qu’ils ont eu une envie, un désir pour un autre plat, dans l’optique de varier un peu.
Entre la vie au travail intense et la vie à la maison épuisante, entre tout ça, il est courant que le sexe avec leur « petite » finisse par passer à la trappe et les lasser et qu’ils ne soient pas capables de résister à aller voir autre chose dehors.

 5- Certains accusent la routine sexuelle de leurs femmes 

 

 

Beaucoup d’hommes rencontrés m’ont véritablement avoué qu’ils sont devenus des experts en infidélités à cause de la routine sexuelle de leurs compagnes.
Pour eux, les mêmes habitudes sexuelles au lit sont mauvaises pour un couple. Cela peut sembler idiot mais, leurs femmes, par peur de je ne sais quoi ou par manque d’expérience sexuelle ou même simplement par honte du partenaire, ne varient pas les positions au lit, les lieux et les expériences quand elles font l’amour avec eux. Conséquence: tous les jours la même position, le même endroit. Rien n’est pimenté, elle « fait » toujours dans le noir, aucun jeu érotique. L’acte sexuel est toujours comme le deuil. Aucun cri, aucun gémissement. Pas de coups de  reins électriques… Tout est fade.
Pour eux donc, ce type de femmes s’enferment parfois trop rapidement dans une façon unique et routinière de faire l’amour et du coup, elles n’osent plus prendre les risques et se passionnent pour leur fameuse position du missionnaire qu’elles adorent tant !
À cause donc de cette routine, faute d’avoir une vie sexuelle débridée et moins variée avec leurs « petites’, cette catégorie d’infidèles ne pourrait finalement pas assouvir leurs fantasmes et iront chercher la solution dehors chez des panthères et les araignées expérimentées. Pour eux, l’infidélité est donc un moyen efficace d’assouvir leurs désirs et de relancer leur libido en mal de nouveautés et de stimulations.

6-  Pour d’autres enfin, c’est juste par vengeance afin de rompre définitivement

Parmi toutes les raisons que les infidèles m’ont avouées, voici alors celle qui m’a mis K.O. : Mesdames, sachez donc qu’il y a là dehors, des hommes qui vous trompent par peur de vous affronter en face.
Certains hommes ayant constaté que leur femme les ont trahis et déçus, décident de les tromper par vengeance, en réponse à l’infidélité, à la trahison ou à la déception de leurs compagnes. Pour eux, c’est une manière de les faire souffrir à leur tour et de leur faire abandonner la relation elles-mêmes.
Comme ils sont si lâches et peureux et pour facilement quitter leurs go, ces infidèles d’un autre genre, utilisent donc l’infidélité cynique et sadique. Pour eux, c’est un moyen très rapide d’entraîner la rupture et la séparation sans avoir à assumer quoique ce soit.

Femme en flagrant délit d’infidélité. Crédit photo: dakar-echo.com.  Avec autorisation de l’auteur

 L’infidélité de l’homme est pardonnable mais inévitable 

Alors mesdames, vous le savez mieux maintenant. Les hommes ne trompent pas uniquement parce qu’ils n’aiment pas leur partenaire. Ils trompent parce qu’ils ont parfois d’autres raisons.  Ils sont obsédés et ne le font pas sciemment. TROMPER SA FEMME, CERTES, C’EST MAUVAIS, MAIS CE N’EST PAS UN MANQUE D’AMOUR
C’est vrai mes sœurs, découvrir que votre homme vous a trompées est douloureux, humiliant même parfois. Cela est très difficile à accepter, mais prenez un peu de temps, détendez-vous et regardez. Demandez lui pourquoi il le fait. Psychanalysez-le. Ne vous alarmez donc plus. Parfois c’est vous le problème. Détectez toute fois la cause de l’infidélité de votre conjoint et au lieu de le condamner et crier partout au scandale,  essayez plutôt de lui pardonner et voir ce qui ne marche pas dans votre relation, afin d’arranger ; car parfois…c’est bien vous qui avez la solution oh!
Fabrice NOUANGA
 
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Douala est risqué : elles m’y ont froidement agressé et sucé

Ce week-end, j’ai passé l’une de mes plus horribles nuit à Douala.  Jamais je n’oublierai ces moments douloureux et tristes vécues dans une auberge du coin. J’ai été froidement et violemment agressé et sucé à fond par des femelles rebelles et sans âme.
Ce trou où je suis allé prendre une chambre pour dormir est un endroit où règne, outre une insalubrité déconcertante, une insécurité frissonnante, mais aussi et surtout une pauvreté des plus scandaleuses. Je ne sais pas pas pourquoi ces filles de joie et de nuit tenaient absolument que je dorme dans cet enfer. Elles m’ont vraiment eu.
Nous sommes au quartier « New Bell » à Douala, plus précisément au lieu dit «Injection-Bar». Derrière, à quelques encablures de là, se trouve une auberge.
Il est à peu près 22h12min quand j’arrivais dans le coin. Je pris place dans le célèbre bar qui y anime 24h/24 . Là, la promiscuité et l’insalubrité dictent leur loi. Tout à côté, une odeur pestilentielle se dégageait des lieux. Par endroits, une petite broussaille côtoie le coin, favorisant ainsi l’épanouissement des souris, des rats, des moustiques et autres rongeurs et reptiles et des agressions.
Je m’y installais quand-même et me mis à m’empiffrer de bière. Jusque là, tout se passait pourtant très bien…Malgré tout.
Il est à peu près 1h38min. J’avais fait la connaissance de deux filles de nuit. Elles me tenirent compagnie. Après plusieurs bières bien tapées, accompagnées de porc bien rôti, il fallait que j’aille dormir. Les deux filles de joie  me proposèrent alors de m’accompagner prendre une chambre dans l’auberge à quelques mètres du bar. Naturellement, à cette heure là, par sécurité, je décidai d’aller avec elles.
Elles m’entrainèrent alors dans un couloir obscur… Et là, se trouvaient les chambres. Elles y vivaient curieusement depuis plusieurs années. Je vis le gérant et je pris une chambre pour la nuit. Dans cette chambre misérable, ouverte justement à tous les vents, les souris entraient par les nombreuses fentes, crevasses et trous.
Je m’assis un instant pour mieux contempler le taudis. Le toit et le sol se joignaient sur un côté, ne permettant pas à un homme de ma taille, de se tenir debout. Par les innombrables lézardes, entrait le vent glacial de la nuit. Dans le coin, se trouvait un lit de bois recouvert d’un matelas aplati et pourri.
Il est presque 2h07min. Je baillais aux corneilles. Je finis par me coucher sur le lit de fortune que les deux compagnons m’avaient dressé, avec un morceau de drap qui me couvrait à peine les pieds. Curieusement, elles s’en allèrent et regagnèrent le bar. Leur gentillesse m’étonnait.
Tout était désormais calme dans ma chambrette. Plus aucun mouvement, plus aucun bruit. Sur ce matelas froid, je tourne, me retourne, puis finis par m’endormir, pinté comme un Polonais. Mais, c’était sans compter sur ce qui devait froidement m’arriver quelques minutes plus tard.
Il est presque 2h33 min. C’est un silence de cimetière qui règnait. La nuit devenait plus noire, chaude et calme.
Et, soudain, tout bascula…
 
Subitement, sur « la pointe des pieds », je les ai senties arriver et m’approcher. Je commençais à ouvrir un œil. Et là, malgré leurs toutes petites tailles, très petites vraiment, malgré leur ambition de ne pas être aperçues et dévoilées, j’ai pu ressentir leur présence tout près de moi. Je ne dormais d’ailleurs plus. Je les voyais s’approcher en bande. C’est alors que j’ai commencé à tourner et virer sur le matelas, voulant me relever, évitant leur regard, feignant de ne pas les voir, de ne pas les entendre, de ne pas les écouter ronronner. Mais rien à faire ! Intrépides, elles étaient déjà là, face à moi.
J’étais désormais conscient que ma nuit dans cet enfer, allait être hachée et gâchée. J’avais pris le gros risque. J’ai fait ma prière.  Mais, j’étais malheureusement toujours cloué sur ce matelas, stupéfait, incapable de me lever, surtout avec toute la bière que je venais de boire.
Subrepticement, elles se sont farouchement approchées d’un coup, pour m’anéantir et me broyer. Je lisais dans leurs yeux, un cynisme aiguë.
Arrivées à mon chevet, une première  a frôlé mon torse nu avec son corps, sans la moindre pudeur hein. Elle s’est enfoncée en moi et m’a défoncé. Remarquant mon apparente indifférence, une deuxième, puis une troisième, puis une quatrième… se sont agrippées sur moi. Armées jusqu’aux dents, elles se sont toutes, en bande soudée, pressées contre mon corps et m’ont mordu sans scrupule jusqu’à mes plus intimes recoins. Quelle douleur !
Je me battais corps et âme. Je ne pouvais crier malgré la douleur. Je me démenais juste comme je peux. Je m’évertuais simplement à les repousser lamentablement de mes deux mains, encore et encore. Mais, curieusement, les bonnes dames s’en foutaient et se moquaient de moi. Elles continuaient ainsi inlassablement et méchamment leur sale et sadique besogne. Tout ce qui les intéressait, c’était mon sang. Oui, mon sang frais. C’est de ça qu’elles se nourrissent ces vampires. Alors, elles le suçaient à fond et s’en régalaient agréablement.
Ce fut Une attaque nocturne brusque, lâche et foudroyante…
 
Lorsqu’elles m’agressaient, avec leurs longues pièces buccales en forme de trompe rigide de type piqueur-suceur, elles m’injectaient un peu de leur salive, riche en anticoagulant. Ce qui leur permettait de mieux aspirer et de bien conserver mon pauvre sang fraîchement pompé.
Ce liquide qu’elles éjaculaient sur ma peau, provoquait alors sur celle-ci, des brûlures et des douleurs atroces et des démangeaisons et boutons insupportables. Leur attaque nocturne, brusque et lâche était foudroyante. Leurs piqûres et leurs morsures désagréables, irritantes, énervantes, exaspérantes…étaient là, visibles sur tout mon corps. Je grognais. J’étais au bord des larmes.
Que de sang perdu en une seule nuit !
J’étais obligé de subir un peu plus leurs marmonnements. Surtout que j’étais sans défense. C’était une nuit presque suicidaire. Je n’avais jamais vécu pareille agression de ma vie. J’ai dû pèter un plomb. Je me suis même mis à gonfler. Mais étonnamment, mes odeurs de transpirations mêlées à ma sueur et à l’alcool que j’avais bu, semblaient plus les attirer et les exciter.
Puis, brusquement, au bout d’un moment, plus rien. La nuit est subitement redevenue calme. Les femelles suceuses ont disparu, mon sang plein dans leur ventre. Elles m’ont vidé complètement. Elles sont parties, m’abandonnant sans force. Quelles misères !
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Mes suceuses n’étaient pourtant que des anophèles…femelles…
 Mes agresseurs. Crédit photo : pixabay. Publiée avec autorisation
J’ai regardé l’heure. Il était 4h47 min. Cela faisait maintenant un bon bout de temps que ma nuit était aussi mouvementée et folle, toute hachée par la venue satanique de ces montres d’anophèles femelles, ces moustiques qui donnent des sueurs froides et la trouille. Oui, ces moustiques qui font mourir de paludisme et de fièvre.
Il est 5h24 min. Pendant que je me retourne sur ma natte et me repositionne pour commencer à ronfler un peu, tout à coup : « Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » (oreille gauche), « Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii » (oreille droite). « Gniiiiiiiiiiiii…Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii…Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii », encore et toujours « Gniiiiiiiiiiiiiiiiiii », puis « re-Gniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ». Je me réveillais de nouveau brusquement, au son nauséabond de ces foutus ronflements, en me grattant tout le corps.
Quelles salopes, ces femelles de moustiques, suceuses de sang!
Fabrice Larry NOUANGA
 
Whatsapp: +237 694658721


J’ai enfin su comment un blogueur acquiert de la réputation

Je connais de dizaines de blogueurs autour de moi. Et j’ai souvent eu l’impression que, tout comme le mien, leurs blogs ne sont pas suffisamment connus et populaires.  Beaucoup d’entre nous manquent cruellement de réputation et de popularité. Ah oui !  Et pourtant, chaque jour, nous écrivons et publions.
Certes, à côté de nous, il y a quand même des blogs, qui au contraire, se démarquent et dont les auteurs et les acteurs sont devenus de véritables influenceurs et dont la visibilité n’est  plus à démontrer. Leur notoriété frise d’ailleurs beaucoup d’admiration et de respect.
Alors, j’ai voulu comprendre pourquoi ça coince chez d’autres. Pourquoi rien ne décolle ? À cet effet, j’ai décidé de parcourir des blogs populaires. J’ai pris la peine de rencontrer et d’interroger quelques blogueurs influents et charismatiques. J’ai alors aujourd’hui pu dénicher le secret de leur réussite. Oui, j’ai pu trouver les astuces magiques et intelligentes qu’ils utilisent pour faire de leurs blogs, de véritables réussites planétaires.  Tout est pourtant si simple.
Je suis si fier d’être un blogueur. Écrire, ma passion. Crédit photo : Attino avec mon autorisation
Ainsi, dès que je prendrai désormais ma plume.
1 – Je dois produire un contenu digeste 
J’ai constaté que, pour tout blog sérieux, il a toujours fallu remonter les manches et travailler sérieusement son contenu.
Le contenu est primordial pour que mon  blog devienne populaire et ait de la réputation, car c’est ce contenu là qui va lui permettre, naturellement de le faire connaître. Le contenu efficace, c’est donc des articles de qualité et bien rédigés, des conseils intelligents et efficaces, des réflexions importantes, des photos et des vidéos professionnelles, etc. que je publie régulièrement. Ce n’est que grâce à cela que je vais pouvoir me positionner comme un expert dans mon domaine, comme une référence, et ainsi, attirer de plus en plus de visiteurs sur mon blog.
Parce que, je l’ai compris, si j’ai un blog sans contenu intéressant ou utile pour mon public, il sera assurément un gros échec. Conséquence directe, mes articles ne seront pas lus, pas commentés, pas partagés et pire encore, ils ne seront certainement pas bien référencés sur les moteurs de recherche !
2 – Je dois écrire et parler comme mon public cible
 
L’autre secret que j’ai découvert pour donner de la réputation à mon blog, c’est de bien travailler son ton. Le ton de mes articles ou de mes vidéos, est absolument primordial pour faire connaître mon blog.
Je dois devoir trouver le ton idéal pour capter l’attention de mon public cible et ainsi, me faire connaître sur la toile ! En clair, j’ai compris que, lorsque je produis un contenu, quel qu’il soit, je dois surtout et simplement m’imaginer que je suis face à quelques lecteurs de mon public cible et qu’ils doivent naturellement comprendre et s’intéresser tout de suite à ce que je leur dis. Évidemment, je dois donc employer le bon ton qui les correspond et qu’ils comprennent très facilement! Mon langage ne saurait donc être soutenu, alors que je blogue par exemple sur les Camerounais d’en bas.

Les Mondoblogueurs à leur formation de Dakar en 2015. Crédit photo : RFI Mondoblog

3 – Je dois beaucoup utiliser les réseaux sociaux
Les réseaux sociaux sont extraordinairement un atout efficace aujourd’hui. Ils sont carrément incontournables de nos jours. Alors, pour avoir de la réputation en tant que blogueur, je dois savoir m’en servir.
Pour cela, je devrais regrouper une communauté autour de moi et de mon thème de prédilection ou de ma ligne éditoriale. Je dois pour ainsi, partager avec cette communauté mes articles, mes vidéos, mais surtout répondre aux questions des lecteurs, à leurs commentaires et autres réactions… Les réseaux sociaux peuvent assurément m’aider à me positionner comme une référence dans mon domaine.
Les réseaux sociaux sont une arme efficace de réputation pour mon blog.  Je dois donc les utiliser de façon intelligente, car ce sont des outils pour me permettre de rejoindre ma cible plus facilement et donc, de faire connaître mon blog.
Que ce soit donc Facebook, Twitter, Linkedin, Instagram, YouTube ou autres, en tant que blogueur, je dois comprendre que l’important est de me montrer intéressant pour mon public cible, voire carrément incontournable.

Page d’accueil Facebook. Crédit photo; Camer Post. Image reproduite avec autorisation

 

 À travers les réseaux sociaux, je vais me faire des « alliés », ces gens qui aiment ce que je fais, et même plus encore : ces gens qui parlent de moi autour d’eux, qui partagent mes articles, qui font vivre mes réseaux sociaux parfois (par leurs likes, leurs commentaires…). En clair, mes « alliés », mes « fans », ce sont ces gens avec qui j’aurais créé un lien de confiance fort et ces gens-là seront des vecteurs extrêmement efficaces pour faire connaître mon blog, que ce soit sur le Web ou en dehors.
Alors, je ne devrais aucunement pas les sous-estimer. Je dois bien au contraire les chouchouter, leur parler, répondre à leurs questions… Ce sont ces alliés, idéalement influents, qui construiront ma réputation et le succès de mon blog.
4 – Je dois lire, commenter et partager les contenus de blogs de mes collègues 
J’ai surtout compris que je ne peux pas être populaire et avoir de la réputation si je reste égoïste. Je devrais donc savoir que j’ai des collègues blogueurs, alors j’ai le devoir de les lire, de commenter et de partager leurs contenus aussi. Surtout, quand ils se rapprochent de ma ligne éditoriale.
Il ne s’agit pas pour moi,  de balancer des commentaires du type « Whaou, super article ! » sur les articles des autres blogueurs. Non ! Il faut que j’écrive des commentaires construits intelligemment, qui apportent quelque chose, un point de vue, une idée, une réflexion, un argument sur l’article du collègue.  Et que, surtout, je place un lien de l’article lu,  vers mon blog…
Et oui, les blogueurs sont comme tout le monde, comme moi, comme vous : ils aiment qu’on parle d’eux, ou plus précisément, ils aiment qu’on parle (en bien) de leur travail ! Ainsi, il n’est pas rare pour un blogueur de vérifier qui a fait des backlinks vers son blog, ou en clair, qui a cité un de ses articles ou fait un lien vers son blog. Il faut donc flatter leur ego. Car s’ils sont influents, je pourrais par là, bénéficier de leur audience.
5– Je dois offrir gracieusement  quelque chose de gratuit à mes lecteurs 
Je me souviens encore Comme si c’était hier,  de cette excitation que j’avais quand j’étais gamin,  lorsque j’ouvrais la boîte de crème de kinders et qu’il y avait un petit jouet gratuit à l’intérieur. Et parfois même, j’achetais les kinders juste parce qu’il y avait un jouet gratuit à l’intérieur.
C’est la même sensation pour le blog. Mon blog doit être comme cette boîte de kinders.  Si à travers mon blog, j’offre quelque chose de gratuit aux internautes, à mes lecteurs fidèles et favoris, comme des gadgets, ou même  une formation par exemple, alors je suis convaincu que je vais attirer l’attention des visiteurs dans ce blog. Et si jamais le potentiel lecteur est ravi de mon « cadeau », alors il va forcément devenir un fidèle lecteur et peut-être même en parler autour de lui !
Bref, c’est gagnant-gagnant car cela permet de faire connaître mon blog.

Les blogueurs Camerounais atour de l’ambassadeur  de France, tous attentifs. Crédit photo: IFC de Dla. Image reproduite avec autorisation

6– Je dois parfois sortir du Web
Parfois, ça fait un sacré bien de lever le nez de son ordinateur. Et pour donner de la réputation à mon blog, c’est aussi une excellente idée. Je ne devrais pas me cantonner à parler de moi et de mon blog sur Internet, alors que tous les jours je croise du monde fou autour de moi.  Je dois donc dire à ce monde là, ce que je fais comme blogueur, quel est mon sujet de prédilection.
Je dois d’ailleurs avoir des cartes de visite que je peux offrir. Elle devrait indiquer mon adresse de blog. Il n’y a rien de mieux que le contact humain pour se trouver de nouveaux visiteurs fidèles, voire carrément des alliés tels que je le disais précédemment.
7- Je dois créer une newsletters pour mon blog 
Voilà un autre secret que j’ai appris pour rendre mon blog populaire et lui donner de la réputation.  Je pourrais créer une newsletters.  C’est une astuce qui marche. Je vous assure. Grâce à elle, je pourrais ainsi envoyer des emails en masse aux fans, ou aux potentiels lecteurs pour les informer d’un nouvel article dans mon blog.
Mais, je dois le faire de façon intelligente, c’est-à-dire, éviter de spammer mes contacts, faire des envois à intervalles raisonnables, soigner l’email envoyé autant au niveau du contenu que du design, utiliser du contenu qui corresponde à ma cible… Bref, il ne s’agit pas simplement d’envoyer un coucou et de dire que j’ai un blog ou que je viens d’écrire un article, il faut d’abord être courtois et respectueux pour espérer me faire connaître efficacement.
Devenir blogueurs populaire et avoir de la réputation est donc possible et si simple pour tout le monde 
 
Voilà globalement, les secrets et les astuces que j’ai découverts pour donner de la réputation à mon blog et me rendre populaire. Tous les blogueurs qui ont « réussi » sont passés par là, je suppose. Il existe évidemment d’autres astuces efficaces, d’ailleurs, vous pouvez les partager sous ce billet.
Elles ne marchent peut-être pas toujours, certes, car une réputation se construit durant de longues années, mais elles restent naturellement des moyens sûrs qui vous permettraient par la suite de faire connaître votre blog.
Chers blogueurs, futurs blogueurs, prenons donc humblement le temps de bien les comprendre et les intégrer avant de nous lancer tête baissée, car il serait dommage qu’une de ces astuces se retourne contre nous car vous n’avons pas fait attention à bien l’appliquer.
Il est surtout important de savoir que,  faire connaître son blog, implique d’être sérieux, réfléchi et patient. C’est un travail global. Et pour que notre travail soit efficace, populaire et réputé, il est impératif et nécessaire d’appliquer les secrets magiques ci-dessous. J’en ai pris la ferme résolution et l’insigne engagement.  Et vous alors ?
Blogueusement vôtre ! Au plaisir mes gens.
Fabrice Nouanga
Whatsapp :+237-694-658-721