Les femmes (bio) dégradables envahissent le Cameroun

Hier, j’ai été acteur d’une petite histoire abracadabrante. Après le boulot, je me suis assis dans une gargote, tout près de la route pour prendre ma bière. Et là justement, je trouvais une go, qui, visiblement, attendait quelqu’un. Bon, n’est-ce pas que je contrattaque quand même. Mince, la nga « whitisait » dans un de ces tons « éwondotisé » massa. 

Dix minutes plus tard, un camion « fou » passait à vive allure. Waaaaaaaaan ! Mais, à peine passé, la fille se mettait à courir derrière lui en criant : « ma tête, pardon ma tête, chauffeur, chauffeur, ma tête. » Sans vraiment savoir ce qui se passait, n’est-ce pas moi aussi je me mettais à la suivre et à crier avec elle : «chauffeur, sa tête, sa tête, arrêtez vous. éh oh ! ».

Mais, juste après 5 min de course folle, la jeune fille et moi nous nous arrêtions puis on se regardait dans les yeux. Mekde. J’ai failli détaler onong. En fait, le vent violent causé par le passage du camion, avait emporté la perruque « chinoise » qui lui servait de cheveux, ou plutôt de « tête » quoi. La nga était donc restée, le crane super lisse et brillant, « nkonkonlibong ». Sans compter ses faux cils, ses « longo longo » ongles multicolores, sa culotte tralala et surtout ses gros seins effrayants qui sortaient de son décolleté. Rien à envier à une vraie « waka » hein. Yes, les filles kamers me dépassent.

Eh oui, cette petite histoire rocambolesque a voulu me faire dire à ces jeunes femmes de mon pays: « bien joué, vous avez même déjà vu quoi ». Sincèrement, je ne comprends pas comment toutes les femmes (jeunes comme vieilles, riches comme pauvres, intello comme illettrés) manquent cruellement de naturel et d’authenticité. Elles sont toutes devenues « bio » dégradables, super décapotables, et donc carrément artificielles.

Femme extravagante
Femme extravagante et artificielle.

En fait, les femmes kamers ont malheureusement décidé de banaliser leurs corps. Du physique à la voix en passant par l’habillement, la démarche et les coiffures, rien n’est plus authentique et donc durable. Elles se dégradent au fil du temps et perdent ainsi de la saveur.

– ELLES SE DÉPIGMENTENT LEUR PEAU NOIRE

Les femmes du Mboa, se dépigmentent de la tête au pied, quitte à être multicolores et à devenir Fanta dans les endroits découverts et Coca dans les recoins. Elles se sont inventées un nouveau label : « fanta-coca » ou mieux encore « djansang », ce condiment brun super épicé de chez nous. Toutes les potions passent par là. Et les « rapide clair » oh ; et les « vitesse brune là là là ». Elles seules ont d’ailleurs le secret de leur machin d’huile là. Tu vois une fille, tout le corps est jaune comme le taxi, mais curieusement les poignets, les chevilles, les coudes et les fesses sont d’une noirceur ténébreuse massa. La peau noire c’est le diable, apparemment.

Femme noire décapée avec des crèmes.
Femme noire décapée avec des crèmes.

– ELLES AUGMENTENT LE VOLUME DES FESSES ET DES SEINS

Elles se sont dépêchées de posséder coûte que coûte les grosses fesses et les gros lolos charnus comme une mangue. Les crèmes magiques sont devenues un véritable phénomène urbain au Mboa. Elles auraient la faculté de faire grossir toutes les parties du corps. Ah, apparemment les grosses fesses tiennent mieux le string mielleux! Et les gros seins excitent grave. Et ça attire les abeilles que sont les hommes.

Quand ils voient ce bout de ficelle posé sur les deux boules de chair féminine, et des bouts de mamelons qui débordent du soutien, ils bavent et peuvent devenir fous. Ainsi, le sachant donc, que d’avoir les « plata-plata » fesses et seins, style babouches là, n’est-ce pas certaines go vont même jusqu’à se faire des implants en se faisant fixer des grosses fesses et des grosses boules artificielles  dans les seins. massa. Yeuch !

Les plus trouillardes et pauvres, se contentent juste de renforcer leurs fessiers avec des chiffons et des cartons ramassés n’importe où, et leurs seins avec des gros soutiens rembourrés ; tout ça, juste pour augmenter le matoss et séduire. Vous verrez alors gonfler et balancer bizarrement ces grosses fesses surnaturelles et ces énormes lolos abracadabrants, à vous couper la respiration !

Les fesses et les seins artificiels tels qu'elles les aiment.
Les fesses et les seins artificiels tels qu’elles les aiment.

– ELLES S’HABILLENT DE FAÇON EXTRAVAGANTE ET DÉVERGONDÉE

Habillées comme des dévergondées et des prostituées, et perchées sur les hauts talons à la taille du mont Cameroun et pointus comme des pinçons qu’elles appellent des «compensés », les Camerounaises n’hésitent plus à vous exposer gracieusement, leurs cuisses, leurs poitrines et ces fesses, le jour comme la nuit. Elles s’emballent dans de ces vêtements indécents et sans saveur massa.

Et les petites culottes oh ; et les collants destinés au sport oh ; et les robes de nuit transparentes oh ; et les jeans et pantalons taille basse oh ; et les pantalons slim déchirés en destroy oh ; et les matelots oh ; et les jupes tratala mama. Tout cela avec les fesses, le string et les seins dehors hein.

Elles ont même trouvé des noms techniques pour designer leurs bêtises là. DVD, VCD, CD. Elles finissent par se pavaner habillées ainsi, à longueur de journée, à travers les rues et même dans les lieux publics et les lieux de cultes, oubliant que ce qu’elles considèrent ainsi comme vêtements, ne sont en fait que des torchons pervers et des haillons démodés trillés dans les friperies venues de mbeng.

Femme camerounaise complétement dénudée
Femme camerounaise complétement dénudée

– ELLES PORTENT DES COIFFURES ET DES CILS ARTIFICIELS

Puis elles ajoutent sur la tête, des coiffures étouffantes et sans hygiène permanente, faites avec des mèches et perruques dites naturelles et d’origine controversée : brésiliennes, indiennes, tchadiennes, éthiopiennes, malaisiennes, chinoises… J’en sais plus trop quoi. Et curieusement, tant qu’elles ont ces mèches de « cadavres » sur la tête, elles ne doivent point laver cette tête là, de peur d’abîmer la coiffure. Ich ! Imaginez alors une tête qu’on n’a pas lavée pendant un ou deux mois ! Beurk. C’est simple mes sœurs ? Et parfois on se retrouve même avec ces mèches dans la nourriture hein. Ce sont les condiments massa ?… Yaaah !

Quand vous les regardez dans les yeux, vous verrez alors de grosses lentilles, (on dirait des lunettes) et des faux cils, placés avec de la colle « super glue » massa. En voulant enlever ça le moment venu, si les yeux se détachent de leurs orbites, et se retrouvent au sol, elles feront comment éh? Eukieu mes sœurs !

– ELLES SE COLORIENT LE VISAGE ET SE POSENT DES ONGLES PIQUANTS

Il faut alors voir comment elles se colorient le visage et les yeux, s’arrêtant dans la rue à toutes les secondes, pour se regarder dans un morceau de miroir. On dirait des déguisements de carnaval et de cirque. Et elles appellent ça maquillage. Un tas de peinture tellement disproportionné ; on dirait des « ndjoundjou kalaba »! La preuve : les bébés pleurent quand ils voient ces visages effrayants.

Leurs doigts et leurs orteils alors, hummm ! Mieux pour l’aigle. C’est tellement « longo longo » comme quoi, et avec de ces décorations bizaaaarres! Tu te demandes alors comment elles font pour préparer ou laver les habits avec des piquants pareils sur les doigts… Tellement ces ongles sont longs. Des vraies armes de destruction, vous me direz!

Ongles artificiels
Ongles artificiels.

– ELLES NE VEULENT PARLER QUE COMME LES BLANCHES

Là où elles m’ont alors gagné, c’est la voix. Ah ah aaaaah ! Toutes mes sœurs veulent parler comme les «whites». Et elles savent alors « tordre la bouche » quand elles s’y mettent jusqu’à. Même celles qui n’ont jamais vu un Blanc ou entendu sa voix oh. Mais le plus wondayant, c’est que, c’est parfois une « whitisation » en éwondo ou bamiléké hein. Toi-même tu dis : « Yes, la go, tu connais le français». C’est la mort de la voix que tu veux écouter ? Quand tu écoutes celle-là, avec ses « beueu, heu, en fait heu, ben »,  tu es sûr que c’est la fille de Ségolène Royale qui est en face de toi. Hum, mais regarde alors bien qui te parle même massa. Si tu ne t’enfuis pas là là là, alors plus rien ne peut plus t’effrayer dans la vie.

LES CAMEROUNAISES SONT SI ARTIFICIELLES ET CARRÉMENT (BIO) DÉGRADABLES…

Eh oui, ainsi se présentent malheureusement mes chères sœurs camerounaises. Elles n’ont aucune authenticité, ni naturel africain. Le faux dicte sa loi chez presque toute la majorité d’entre elles. Elles sont exagérément artificielles et ont perdu toute conscience du corps, et tout le respect de la décence. Regrettable.

En vérité, elles sont tellement complexées et ont tant honte de leur origine africaine. Et tout ça, simplement parce qu’elles veulent avoir toutes les qualités physiques d’une femme dans un seul corps. C’est-à-dire, les lèvres d’Angelina, les lolos de Foning, les fesses de Majoie Ayi, le teint de Chantoux, le corps de Valérie Ayina, les reins de Shakira, les cheveux de Beyonce, la voix de Ségolène Royale, la démarche de Miss monde, les yeux de Rihanna… Honte à nous autres.

Hum, ce matin, sur le chemin du boulot, j’ai retrouvé la perruque (la tête) de ma « pote » accrochée à un poteau! Je l’appelle ce soir pour la lui remettre.

Au MBOA, nous sommes vraiment formidables…

Fabrice NOUANGA

Contact WhatsApp: +237-694-658-721

7 commentaires sur “Les femmes (bio) dégradables envahissent le Cameroun

  1. Dommage que les africaines aient vraiment perdu toute leur authenticité. C’est vraiment alarmant. Je suis ravi de vous lire tous les mardis. Merci pour ce bon boulot. Votre style me plait bien. J’attends le prochain avec impatience. Chapeau!!!

  2. Je trouve que les africaines sont plus belles que les occidentales. Elles ont une belle croupe naturellement cabrée. Elle sont formidables à prendre dans toutes les positions surtout en levrette. Je finirai par épouser une libertine ou même une belle prostituée que j’ai rencontrée dans un cabaret, j’hésite entre deux ravissantes à la silhouette de star.

  3. Bonjour à toutes et tous. Je tiens à rajouter juste, que certes il y a ce phénomène de superficialité et de denaturalisation du corps chez beaucoup d’entre elles, mais il y en a beaucoup d’autres qui respectent leur féminité de femmes africaines et qui vivent pleinement leur féminité naturelle.

    La femme africaine en général est splendide et son comportement complètement différent des femmes blanches. Loin de moi l’idee de faire une différenciation.

    Je sais de quoi je parle. Je suis blanc et ma chérie du beau Cameroun. Et je la trouve magnifiquement belle et splendide et elle est naturelle et sait prendre soin d’elle naturellement sans tous ces artifices dignes d’une scène de théâtre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.